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 Prédispositions du cheval aux déplacements

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Maryan

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MessageSujet: Prédispositions du cheval aux déplacements   Ven 25 Oct 2013 - 14:20

Bonjour,

pour poursuivre la digression du sujet sur le pansage.

"Prédisposition" est ici employé dans l'idée de s'attacher à positionner favorablement le cheval préalablement à une demande de déplacement pour s'assurer d'une réponse juste (ou au plus juste).

Il ne s'agit donc pas de savoir si un cheval a plus ou moins de capacité naturelle à pouvoir effectuer un geste mais, pour le cavalier, de réfléchir aux préalables d'équilibre et de posture mettant son cheval dans le contexte le plus favorable pour y parvenir.

Pour reprendre l'exemple du reculer :
Un cheval dont la répartition du poid est concentrée sur les épaules, dont les postérieurs sont positionnés en arrière de la ligne des hanches, dont un antérieur ou un postérieur est avancé par rapport aux autres membres, ce cheval n'est pas du tout dans une attitude permettant de reculer. Soit il va résister et refuser, soit il va résister et reculer dans une mauvaise posture, soit il ne sera pas capable de reculer plus qu'un pas, soit il va prendre un temps de réorganisation de son corps que le cavalier peut intrépréter comme une manque de réactivité...etc...

Il convient donc AVANT de demander un reculer en l'instant, de prédisposer l'animal dans un équilibre plus proche de la réussite (report de poids), repositionner les membres en soutenance de la masse et dans une dynamique vers l'arrière, instaurer et préerver la décontraction.... par exemple.

On retrouve ici une approche "le geste précède l'action" que l'on pourrait énoncer comme "la position (du cheval) initie le déplacement à suivre".

Je rpécise, que cette question concerne aussi bien les déplacements montés qu'à pied, dans le contexte du travail équitaiton comme dans les manipulations courantes.

Je ne sais pas si le sujet est dans la bonne case du forum, mais il me semble que cela relève bien de la connaissance du cheval car il s'agit bien de la connaissance de son équilibre et de la locomotion... Mais ça aussi c'est discutable Laughing
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yveskatz

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Ven 25 Oct 2013 - 14:45

La position précède l'action est un de premiers principes à appliquer et certainement celui dont il faut se souvenir tout au long d'une carrière équestre. Ce principe s'applique aussi bien au cavalier (isopraxie)qu'au cheval. Et de ce principe découle celui qui veut que ,ce qui importe, ce n'est pas l'exercice que l'on demande, mais avant tout la qualité de l'exécution de l'exercice qui précède, qui prépare.
Et cela demande que le cavalier ait des notions de biomécanique équestre affirmées, pour pouvoir ressentir la posture la meilleure pour une exécution juste..............geek 
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Maryan

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Ven 25 Oct 2013 - 15:38

Absolument.

Un de mes enseignants nous disait de penser à ce que nous étions en train de faire (pour nous corriger éventuellement) et pas à la projection de ce que nous voulons faire.
Ceci étant également vrai lorsqu'on fait bouger le cheval en main.

Enormément de difficultés à obtenir telle ou telle chose d'un cheval relèvent en fait d'une mauvaise analyse des préalables.

De la prise du pied pour en curer le sabot (surtout dans la phase d'apprentissage du poulain) au départ au galop.
Rien de ce qu'on souhaite faire faire au cheval n'est impossible pour lui fondamentalement. Ce qui lui rend impossible les choses, c'est de le mettre dans une posture incohérente avec l'objectif.

Combien de personne pousse ou tire de toute leur force le cheval à l'attache ou en main pour lui faire dégager un passage... Alors qu'il suffit d'orienter la tête dans le sens opposé à celui vers lequel on veut qu'il tourne, puis de solliciter délicatement le cheval par l'arrière ou le milieu. (mécaniquement l'arrière-main bouge dans le sens inverse du sens de l'encolure. La posture de départ va donc permettre ou pas de réaliser le déplacement sans résistance.
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Sam 26 Oct 2013 - 17:17

Je dirai qu'il faut penser aux « moyens » d'obtenir le mouvement souhaité et non au but. Mais là encore, il faut avoir une idée très précise du but atteindre, pour savoir quels « moyens » utiliser.

L'exemple du cheval qui doit tourner est très juste. Vous le mettez dans la position qui doit précéder l'action. Mais on part du principe qu'il est disponible et attentif.
En observant mes chevaux au pré, j'ai constaté que pour faire tourner un congénère, un cheval « s'adresse » directement à la croupe de celui-ci, sans s'occuper de la direction de sa tête.
Si un cheval, en main, est brusquement attiré par quelque chose à sa droite, lève la tête à droite, alors que vous voulez le faire tourner à gauche, le seul moyen d'obtenir son attention, est de lui faire tourner la croupe vers la droite. En essayant de ramener sa tête vers la gauche, il vous opposera son épaule gauche. C'est en orientant les hanches du cheval qu'on peut agir sur les épaules et donc sur la tête.
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yveskatz

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Sam 26 Oct 2013 - 18:06

Car, Fraxinus, l'arrière main du cheval est son moteur. Et qui possède le moteur "possède la bête"................geek
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Dim 27 Oct 2013 - 15:41

yveskatz a écrit:
Et qui possède le moteur "possède la bête"................geek
Ceci n'est pas valable que pour le cheval, je me trompe? Twisted Evil 
Signé: "Qu'un neurone" lol! 
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yveskatz

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Dim 27 Oct 2013 - 15:42

Exact, c'est ce qui fait la force de la Femme.............geek
Signé "qu'un neurone" ne veut rien dire puisque , pour moi, toutes les femmes sont "mononeuronales"Twisted Evil 
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Lun 28 Oct 2013 - 15:19

yveskatz a écrit:

Signé "qu'un neurone" ne veut rien dire puisque , pour moi, toutes les femmes sont "mononeuronales"Twisted Evil 
"Qu'un neurone" veut dire "une femme parmi tant d'autres"
Mais à quoi sert donc votre deuxième neurone? Laughing 

OK, je sais , hors sujet, je sors lol! 
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Maryan

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Mar 29 Oct 2013 - 15:03

Fraxinus, le cheval seul s'organise parfaitement.

Mais dès lors qu'on lui met un licol sur le nez, un mors dans la bouche, et qu'on lui demande de ternir sur 3 pieds au lieu de 4 nous ne sommes plus du tout dans la situation d'un pré ou l'individu X en liberté interagit sur l'individu Y en liberté dans une relation comportement totalement cohérente avec les règles de fonctionnement de l'espèce.

Nous sommes, par notre inclusion dans le monde du cheval, un élèment étranger. Nos echanges sont donc des adaptations.
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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Mer 30 Oct 2013 - 10:09

J'ai du partir un peu vite hier du coup je n'ai pas été au bout de ma pensée Neutral

Je continue donc :
Le fait que le cheval soit disponible et attentif est aussi l’objectif du préalable pour que la demande s'effectue dans les conditions optimum de réussite.
On peut étendre cette question à toute prise de contact avec le cheval. C'est aussi le socle de la relation de confiance qui peut s'établir ensuite : prévenir de l'approche, solliciter l'attention, se garantir de la collaboration.

Autre exemple : entrer dans le box sans s'assurer avant que le cheval s'y attende. Il mange son foin, à le nez plongé dedans, plutôt dos à la porte. En rentrant "sans prévenir", je courre le risque de le surprendre. Au mieux il sursaute, au pire il saute en l'air ! Même si la surprise est de courte durée, elle est, et les chevaux détestent cela. La répétition les maintient dans un climat de veille : mon attitude est imprévisible pour eux.
Si je prends l'habitude, de m'assurer que le cheval m'a bien vu et si je fais en sorte qu'il me voit / m'entende avant de rentrer (sifflotement, tapotement doux sur la porte, appel par le nom...) je mobilise l'attention sur moi, je provoque une situation d'anticipation chez le cheval qui le rend plus serein, donc plus disponible. Je suis rassurante. Ceci devenant un réflexe, j'établis également "un rituel" de prise de contact.
Voici donc un préalable des plus basiques.

En équitation, avant de demander le départ au galop, je m'assure d'abord d'avoir une impulsion suffisante, un degré de réactivité mobilisé, un équilibre à minima pour concrétiser l'effort qui va suivre, je peux même prévenir vocalement. Plutôt que de demander intempestivement et de vouer la réponse à l’échec. Ensuite, je dispose (en tout cas j’essaye !) le cheval dans l’antichambre du galop, par ma propre posture (isopraxie) qui doit être cohérente avec ce que j’attends de mon cheval, ceci doit donc me donner un pli, un post interne, une bouche, un garrot, etc… dans les starting-blocks…ensuite je demande le galop (pour certains ce sera par la jambe interne, pour d’autre l’externe, pour d’autres autre chose, ...). Tout ce ci doit se dérouler sur une temps plus ou moins long, selon si on est proche ou loin de la capacité à réussir, mais avec le travail, c’est de plus en plus instantané, le cheval routiné reconnaissant très bien les signes et y participant si on a su le récompenser des efforts précédents.
Essayer n’est pas réussir mais c’est positif et louable.

Le préalable met le cheval dans l’esprit d’essayer (de comprendre ou de faire) il ne préjuge pas de son consentement ou de sa réussite. Il a juste le mérite de ne pas surprendre et donc de limiter les résistances, les inquiétudes, l’incapacité à seulement répondre.

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fraxinus



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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Ven 1 Nov 2013 - 20:57

Maryan a écrit:
Le fait que le cheval soit disponible et attentif est aussi l’objectif du préalable pour que la demande s'effectue dans les conditions optimum de réussite.
Ouf, j'ai eu chaud!
C'est exactement ce que je voulais dire par mon exemple, précédent.
La position (du corps, précède l'action, oui mais aussi la position (disposition) de l'esprit du cheval est du cavalier évidemment.
Et si l'esprit n'est pas disposé, il reste quand même, la possibilité d'agir sur le corps, pour ramener l'esprit du cheval dans de meilleures dispositions.

Maryan, nous sommes d'accord, comme d'habitude. Laughing 

Maryan a écrit:
Un cheval dont la répartition du poid est concentrée sur les épaules, dont les postérieurs sont positionnés en arrière de la ligne des hanches, dont un antérieur ou un postérieur est avancé par rapport aux autres membres, ce cheval n'est pas du tout dans une attitude permettant de reculer. Soit il va résister et refuser, soit il va résister et reculer dans une mauvaise posture, soit il ne sera pas capable de reculer plus qu'un pas, soit il va prendre un temps de réorganisation de son corps que le cavalier peut intrépréter comme une manque de réactivité...etc...

Il convient donc AVANT de demander un reculer en l'instant, de prédisposer l'animal dans un équilibre plus proche de la réussite (report de poids), repositionner les membres en soutenance de la masse et dans une dynamique vers l'arrière, instaurer et préserver la décontraction.... par exemple.
Là aussi, je vous suis, sauf peut-être pour l'antérieur ou le postérieur avancé. J'ai remarqué qu'il est plus facile de faire reculer un cheval, lorsqu'un antérieur est avancé, et mieux encore lorsque l'antérieur et le postérieur diagonalement opposé sont avancés. En lui demandant de céder à une pression sur son antérieur avancé, il amorce bien le report de poids en arrière, plus facilement que s'il est arrêté bien au carré.
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Ven 1 Nov 2013 - 21:01

Comme nous avions commencer cette conversation dans le sujet « pansage » je voulais répondre à ceci.
Maryan a écrit:
Résister c'est faire sentir musculairement que la demande est reçue comme une contrainte. Si le cheval n'est pas prédisposé à reculer, dans l'exemple de départ, il fera sentir une résistance. Il reculera peut-être tout de même mais dans une attitude fausse, crispée, et peut-être préjudiciable.
Il ne reculera peut-être pas du tout et cette fois la résistance aboutit au refus.
La jeunesse du cheval dont nous parlait Fraxinus peut juste expliquer sa difficulté à adopté rapidement une posture permettant de reculer sans contrainte...D'où son refus (conséquence d'une résistance musculaire).

Fraxinus, je comprend tout à fait le contexte de la demande et ne la remet nullement en cause. Il ma sembler intéressant d'anyler plus loin les causes du refus car l'idée du traumatisme (mot très abusivement employé) n'est pas la seule cause envisageable. La capacité à reculer est présente chez tous les chevaux, de 1 à x pas. Comme tout autre déplacement, les problèmes qui empêchent ceci ou cela ont des causes multiples.
Il est effectivement intéressant « d'analyser plus loin les causes du refus ».
Dans mon exemple, il y avait un problème de position: j'avais demandé le reculé nuque à hauteur du garrot, position que ce poulain avait refusé.
Ensuite , il y avait un problème de disposition psychique. Reculer, alors qu'on veut lui brosser l'épaule, ne lui posait aucun problème (position de tête libre) cela faisait partie du jeu, selon le poulain. Reculer, sur ordre de l'humain, est une autre histoire et n'entre pas forcément dans le jeu du poulain, ni dans son projet personnel.

« L'idée du traumatisme ».
J'entends par traumatisme, le terme médical. On se cogne, on a un bleu qui n'est pas forcément douloureux après coup, l'hématome est un traumatisme. Arnica Montana en homéopathie soigne les traumatismes physiques. Une pomme, tallée par sa chute de l'arbre, a un traumatisme qui la fera pourrir plus vite. Je trouve dommage qu'on ramène le terme traumatisme à : « pauvre cheval qui a été martyrisé par l'humain ». Entendons bien, dans ce dernier cas, il s'agit bien d'un traumatisme psychique, mais le terme traumatisme ne s'applique pas seulement à ce cas de figure.
Et pour en revenir à ce poulain, il est bel et bien tombé (d'après sa propriétaire). Une chute , n'est jamais anodine, chez un cheval. Et lorsque j'entends certains cavalier dire, que leur cheval s'est fauché en longe, mais qu'il n'en a aucune séquelle, car ils n'ont rien remarqué, ensuite, dans le travail du cheval, ils se trompent lourdement. Ils découvriront , bien plus tard, l'existence de certains blocages, qu'ils trouveront incompréhensibles, car ils auront oublié la chute, contrairement à leur cheval.
Lorsqu'un cheval, résiste ou refuse un mouvement, on doit se demander, en premier lieux, comme vous le dites, si on l'a bien placé dans la bonne position et disposition pour réussir ce mouvement. Si c'est le cas et que le cheval refuse toujours, on peut réitérer la demande en le laissant choisir la position qui lui convient. Il n'est plus dans la « bonne position », mais il est encore dans la bonne disposition mentale. Et là encore s'il refuse, il convient de s'interroger sur un éventuel problème physique qui serait à l'origine de ce refus.
Pardonnez moi Zabot, d'en revenir à votre jument, mais vous avez parfaitement identifié le problème physique qu'elle rencontre actuellement dans son travail: à savoir qu'elle est démusclée par un poulinage. C'est bien un problème physique dont l'origine est le « traumatisme » physique dû  à la gestation et à l'accouchement. Bien qu'elle soit parfaitement heureuse d'être mère et saine dans son squelette, il n'en reste pas moins qu'elle n'est plus capable de reprendre le travail où il en était avant la saillie, car pouliner traumatise le corps et nécessite une rééducation fonctionnelle, toutes les sportives, jeunes mamans, en font l'expérience.
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yveskatz

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Sam 2 Nov 2013 - 6:46

Concernant la position des membres du cheval dans le reculer, il faut différencier le cheval qui a un diagonal avancé(posture favorable au reculer , la masse du cheval étant au-dessus d'un postérieur) de celle du cheval qui est désengagé(dans ce cas là la masse est en avant des postérieurs et la hanche ne peut ployer pour permettre le reculer)……………...geek 
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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Sam 2 Nov 2013 - 18:22

yveskatz a écrit:
Concernant la position des membres du cheval dans le reculer, il faut différencier le cheval qui a un diagonal avancé(posture favorable au reculer , la masse du cheval étant au-dessus d'un postérieur) de celle du cheval qui est désengagé(dans ce cas là la masse est en avant des postérieurs et la hanche ne peut ployer pour permettre le reculer)…………….

Ravie de constater que vous avez renoncé aux vacances! Laughing 
Et merci de cette précision, utile et nécessaire, qui nous replace dans le sujet de départ.
En me relisant, je pense avoir, également, utiliser abusivement le terme « arrêt au carré », car seul un cheval travaillé est capable de donner un bel arrêt carré, c'est à dire en équilibre, avec une répartition du poids égale sur chaque antérieur et postérieur et peut donc en sortir aisément vers l'avant ou vers l'arrière, en reculant, à la moindre sollicitation. pale 

La position précède l'action:
Chez les jeunes jusqu'au débourrage inclus, le mouvement est inné; il ont une grande appétence pour le mouvement. Donc ils se réorganisent très facilement ( mais pas forcément dans le sens du désir de l'humain). C'est pourquoi cette formulation: « la position précède l'action » me gêne. Je pense qu'elle s'adresse plutôt à l'humain. Ma position par rapport au cheval, surtout à pied chez les jeunes, permet de clarifier mon intention. Mais cette position n'est pas invariable, elle dépend de chaque individu cheval.
Un poulain suit assez facilement une personne devant lui, mais avec un léger décalage sur le coté, selon sa dissymétrie. S'il a tendance à marcher derrière mais plutôt à droite de celui qu'il suit,ce n'est pas parce que la personne se placera à devant lui à sa droite, qu'il acceptera d'être conduit par la main gauche du cavalier, cela demandera un entraînement, qui sera simplifié par le travail en liberté. C'est pourquoi, concernant le cheval, je préfère le « préparer, demander, laisser faire ». Pour moi, la position précède l'action, se situe dans le « demander ». On prépare le cheval par l'exercice approprié à répondre à une demande, le cavalier soigne sa position qui va précéder son action de demander, il demande, le met dans la situation de pouvoir répondre, et ensuite laisse le cheval répondre. Cela me paraît particulièrement flagrant dans le départ au galop de Maryan. Tout cela comme d'habitude, est une question de ressenti par rapport aux mots utilisés. Les mots « la position précède l'action » évoquent, pour moi, quelque chose de statique avant le mouvement.
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Maryan

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MessageSujet: Re: Prédispositions du cheval aux déplacements   Mer 6 Nov 2013 - 13:40

fraxinus a écrit:
...
En me relisant, je pense avoir, également, utiliser abusivement le terme « arrêt au carré », car seul un cheval travaillé est capable de donner un bel arrêt carré, c'est  à dire en équilibre, avec une répartition du poids égale sur chaque antérieur et postérieur et peut donc en sortir aisément vers l'avant ou vers l'arrière, en reculant, à la moindre sollicitation. pale 

Bon ben voilà, sur ce point, Fraxinus, tu as fait de l'autodiagnostic et je n'ai donc rien à ajouter Wink 

"La position précède l'action " est, à mon sens, une formule synthétisant ce que tu expliques Fraxinus. Il s'agit bien d'une "antichambre" où l'on optimise la capacité à répondre. Il ne s'agit donc pas juste d'une posture.

Dans l'arrêt au carré permettant le reculer avec autant de facilité que la marche en avant, le préalable, au delà de la posture, c'est bien l'équilibre, l'impulsion, l'attention, etc...
L'appréhension dans la globalité de tous les élèments concourant à la réussite.

Le problème du galop est flagrant car énormément de personnes rencontrent des difficultés dans cette allure. Le départ, laborieux, voire impossible, la conservation de l'allure, son cadencement, etc... Or, le galop révèle, je crois tout ce qui a été oublié dans les allures inférieures. Dans le préalable du galop, au delà de l'instant qui précède la demande, il y a beaucup de choses à mettre en oeuvre pour participer à la réussite du cheval.
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