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 Colloque breton autour de la légèreté

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Olivier



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 29 Oct 2013 - 21:40

Une bonne excuse qui vaut bien celle d'Yves ! Smile 

Pour en revenir à la légèreté. Il me semble que l'exemple du cheval qui se met dans une situation délicate n'est pas forcément révélateur. Le cheval anxieux par nature ne réagira probablement pas comme le cheval débonnaire. Mais au-delà de ça, il me semble que le cheval qui sent qu'on va l'aider à se sortir d'un mauvais réagira d'autant mieux que son cavalier conservera sa sérénité.
J'ai entre autres vu le cas avec un grand trotteur coincé dans un box qui m'a laissé entrer, lui glisser une sangle sous l'encolure et la passer sous un antérieur, puis s'est laissé tirer sans se débattre pour se relever calmement une fois qu'il a pu le faire.
Je crois que c'est le calme du "cavalier" plus que sa légèreté qui sont en jeu dans ce genre d'histoire. Le calme est sans doute une composante de la Légèreté mais n'est pas la Légèreté.
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Maryan

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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mer 30 Oct 2013 - 11:01

Amen aux propos de Gaëlle, Yves, Zabot et Oliver sur la légèreté. Et peut-être ceux que j'oublie ici et qu'ils me pardonnent ! Laughing 

J'en rajoute donc une couche avec la façon dont on pose et retire la selle du dos du cheval, dont on lui présente et retire son mors, dont on lui demande de se pousser dans son box, etc, etc.... La qualité de toute la relation participe à la légéreté en selle, c'est une évidence pour ceux qui s'y attachent.


En vrac ! Very Happy  :
L'éperon est effectivement un indicateur qui s'adresse normalement aux abdominaux du cheval. Il ne doit pas générer du mouvement en avant mais "la contraction" abdominale qui "élève"/"tend" le dos du cheval et donc le pousse à porter sa masse. Et cette contraction ne doit pas être motivée par une douleur ou la crainte d'une douleur mais bien un indicateur précis et bienveillant de l'endroit où le cheval doit mobiliser ses forces. Dans cet esprit et à la botte d'un cavalier possédant tact et respect, c'est un outil pertinent. Je trouve.
A noter, que si on utilise jamais son bas de jambe en tant qu'aide indicative ou incitative d'impulsion, le contact du talon avec une jambe reculée et descendue provoquera, chez un cheval ainsi monté, les mêmes effets q'un épéron. D'où l'intéret de centrer au max ses aides et de les rendre à discrétion pour se passer d'accessoires.


L'idée du stick "matérialisant" une barrière sans avoir recours au contact s'appuit sur le fait que les chevaux rencontrant un obstacle vont naturellement le contourner plutôt que de s'acharner à le franchir. Ainsi le cheval rencontrant la barrière qui délimite son pré va en suivre la ligne à défaut de déambuler à l'intérieur.
Par opposition, les tortues face à un obstacle, creusent pour passer dessous ou cognent leur carapace à répétition dans l'espoir de poursuivre leur déplacement dans l'orientation qu'elles avaient choisies !
Le cheval lui, réorientera son déplacement. Bien spur nous sommes là dans une situation normale. Un entier excitée et amoureux voisin d'une belle aguicheuse, franchira la clotûre sans beaucoup d'hésitation !
Ainsi pour faire changer de direction un cheval "il suffit" de lui opposer visuellement un obstacle d'un côté ou d'un autre pour qu'il modifie sa trajectoire.  


Et oui, Olivier, pour la façon fascinante dont le cheval en difficulté est capable de s'en remettre totalement à l'aide humaine. j'ai aussi vécu quelques situations telles que celle de ce trotteur. La sérénité de l'intervenant nourrit la confiance et l'apaisement. La légéreté c'est bien le juste dosage des aides et prenant ce mot "aide" dans tous les sens et en l'appliquant dans toutes les situations relationnelles.
Souvent je me dis qu'en réduisant la légèreté à l'acte équestre ou pire à un certain niveau d'exécution de l'acte équestre, on créé de toutes pièces un élitisme emprunt de vanité.
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Gaëlle LEPREVOST



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mer 30 Oct 2013 - 11:39

Maryan a écrit:

Souvent je me dis qu'en réduisant la légèreté à l'acte équestre ou pire à un certain niveau d'exécution de l'acte équestre, on créé de toutes pièces un élitisme emprunt de vanité.
Super formulation, c'est ce que je cherche à dire !
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Olivier



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mer 30 Oct 2013 - 11:55

Bien sûr que l'on ne peut résumer la Légèreté à une technicité dans la pratique équestre. Mais je crois qu'il faut prendre garde à ne pas aller dans le sens inverse et laisser croire que le simple fait de prendre poliment le pied de son cheval permet de revendiquer la Légèreté.

Il me semble que le principe des conditions nécessaires ou suffisantes s'applique parfaitement à notre problème de définition.
Ainsi, pour reprendre mon exemple, le fait d'être calme est une condition nécessaire mais pas suffisante pour se revendiquer de la Légèreté. Chaque condition nécessaire remplie est bien un pas vers la Légèreté mais n'est pas la Légèreté qui est l'ensemble d'un certain nombre de conditions nécessaires.

De mon point de vue, la Légèreté équestre est un idéal vers lequel il faut tendre en sachant que le chemin pour y parvenir est long et compliqué.
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Maryan

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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mer 30 Oct 2013 - 13:22

oui d'accord avec ça aussi. Olivier.

C'est comme confondre légéreté et laxisme.

C'est un tout, ça demande de la cohérence, du travail et de la rigueur.
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Gaëlle LEPREVOST



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Ven 1 Nov 2013 - 19:44

ça me semblait évident. Donc peut être pas inutile de le redire... Very Happy
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Ven 1 Nov 2013 - 20:52

Zabot29 a écrit:
eh bien , "chevaler" me parle également assez , serais-je la bienvenue au club des mononeurones vieillissants ? Je trouve l'image très claire !

Est-ce à cause de la hanche impulsive qu'un cheval développe une impulsion naturelle plus forte au sortir d'une épaule en dedans ? il engage profondément sous lui, donc sa capacité à bondir vers l'avant est augmentée ?
C'est bien comme cela que comprends la hanche impulsive.

Gaëlle Leprevost a écrit:
La légèreté de la relation ce n'est pas que le travail à pied, c'est aussi avant et après le travail, dans la vie de tout les jours. Exemple : combien de gens mènent leur cheval en longe pendu au mousqueton ? Tension sur la nuque, manque de confiance... J'ai même entendu parler de cavaliers qui avaient tellement peur de tenir leur cheval en main qu'ils allaient à cheval du box à la carrière...
La légèreté c'est les hanches qui tournent à la voix pour que tu puisse refermer la clôture du champ derrière toi, c'est le pied qui se soulève du sol pour être curé sans avoir à tirer comme une brute ou pousser avec l'épaule pour déséquilibrer l'animal (bon courage avec les traits ). La légèreté c'est aussi le cheval qui se prend une patte quelque part, qui s'immobilise et qui te regarde l'air de dire "à toi de jouer je suis coincé"... Dans la façon de mettre le filet sans se suspendre que chanfrein...
Je la vois vraiment dans tous les moments de la vie commune !
Pour la légèreté, ça me convient!
Pour le cheval qui se coince quelque part... un animal sauvage peut aussi avoir ce type de réaction.
Cela dépend plutôt de la façon d'aborder l'animal.
Quant aux cavaliers qui vont du boxe à la carrière à cheval... pas si vite.
Un jeune entier arabe de 3 ans, dont le dressage au show avait été complètement raté par son propriétaire novice et incompétent, était devenu ingérable au box et en main au point d'en être dangereux. Sa nouvelle propriétaire, enseignante compétente, l'a débourré à la selle très rapidement,pour pouvoir être autonome, car il fallait être à deux pour l'emmener au manège, avec rigueur, fermeté et douceur. Il s'est révélé parfait sous la selle et très léger. Alors lorsqu'il y avait du monde dans la cour, elle a, pendant un certain temps, monté son cheval dans le boxe pour l'emmener en carrière ou en extérieur. C'est parfois une étape passagère, transitoire, dans l'éducation, plutôt la rééducation d'un cheval.

Maryan a écrit:
L'éperon est effectivement un indicateur qui s'adresse normalement aux abdominaux du cheval. Il ne doit pas générer du mouvement en avant mais "la contraction" abdominale qui "élève"/"tend" le dos du cheval et donc le pousse à porter sa masse. Et cette contraction ne doit pas être motivée par une douleur ou la crainte d'une douleur mais bien un indicateur précis et bienveillant de l'endroit où le cheval doit mobiliser ses forces. Dans cet esprit et à la botte d'un cavalier possédant tact et respect, c'est un outil pertinent. Je trouve.
L'éperon exerce une pression, pression à laquelle le cheval cède. Avant d'en arriver à la contraction abdominale qui élève/ tend le dos, il y a du travail,car si le cheval n'est pas physiquement prêt, on force cette tension élévation du dos, ce qui peut lui être préjudiciable. L'éperon comme la jambe peut s'adresser aux côtes et aux épaules. Mais il est certain qu'il doit rester un indicateur précis et bienveillant et que le cavalier doit posséder tact et respect.
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Ven 1 Nov 2013 - 20:55

Olivier a écrit:
De mon point de vue, la Légèreté équestre est un idéal vers lequel il faut tendre en sachant que le chemin pour y parvenir est long et compliqué.
D'accord avec cette affirmation, même pour la légèreté sans majuscule.


Compte rendu Colloque a écrit:
elle s’entent comme l’utilisation de la meilleure aide, au meilleur moment, avec l’intensité minimum, suffisante et nécessaire.
Pour cela il s’obligera à faire ses demandes selon la progression «poil, peau, chair, os»
avec la patience nécessaire afin de faire appel à la compréhension de son cheval et de ne
pas dépasser la juste mesure.
Si « l'intensité minimum, suffisante et nécessaire » nécessite de degré « os » ou tout au moins une certaine fermeté, tant physique que psychique de la part du cavalier, et parfois, selon les personnalités,  cette fermeté est nécessaire, j'ai du mal à l'appeler légèreté. La légèreté serait plutôt un aboutissement, de mon point de vue.

Dans le compte rendu , on  parle peu de la personnalité du cavalier. Certains cavaliers ont plus de charisme que d'autres, sont plus naturellement dominant (je n'ai pas dit dominateur) ont un psychisme plus fort et obtiendront de ce fait des réponses plus instantanées du cheval sur des demandes physiquement (d'apparence) plus légère. Mais il n'est pas certain, du point de vue du cheval, la demande est été aussi « légère » qu'elle le paraît aux yeux des spectateurs.

Le schéma de Zabot résume bien l'idée de légèreté.
Et suite au compte rendu et à cette discussion, je retiens que  la légèreté serait: réponse instantanée du cheval sur une indication discrète et même une intention du cavalier. C'est la légèreté du cheval, c'est sûr, mais c'est bien l'attitude du cheval qui est le garant de la légèreté du cavalier?
Donc à tous niveaux, de l'abord du cheval au grand prix, la légèreté serait l'obéissance instantanée du cheval à l'intention du cavalier, c'est à dire sa soumission la plus complète.
Soumission = partager sans réserve le projet personnel de l'autre.
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Gaëlle LEPREVOST



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Sam 2 Nov 2013 - 18:12

DAns les fait on arrive rarement à l'os. Mais le poil peau chair os rappelle que pour être léger il faut toujours repartir du "poil". Même si 10 fois de suite le cheval n'a pas réagit avant "os". On reconnait au cheval une capacité à progresser, à apprendre plus vite la fois d'après.
Ce qui renvoi à la légèreté comme un chemin....
De plus en plus on travaille par association avant "os". De toute façon sur les pressions tactiles "os' fait très mal au pousse et donne des grandes à la cuisse quand on est à cheval...Laughing 

Pour moi c'est effectivement le cheval qui dit si son cavalier est léger...

On arrive avec un oeil averti à repérer les "faux légers" chez les cavaliers, le cheval lui, ne s'y trompe pas...!
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Sam 2 Nov 2013 - 18:36

Gaëlle LEPREVOST a écrit:
DAns les fait on arrive rarement à l'os. Mais le poil peau chair os rappelle que pour être léger il faut toujours repartir du "poil". Même si 10 fois de suite le cheval n'a pas réagit avant "os". On reconnait au cheval une capacité à progresser, à apprendre plus vite la fois d'après.
Ce qui renvoi à la légèreté comme un chemin....
De plus en plus on travaille par association avant "os". De toute façon sur les pressions tactiles "os' fait très mal au pousse et donne des grandes à la cuisse quand on est à cheval...Laughing 
Nous sommes bien sur la même longueur d'onde Laughing 
Mais puisque nous parlons légèreté, peut imaginer un stade "air", le doigt qui ne fait que monter l'endroit où le cheval doit céder, ce qui pourrait correspondre "au souffle de la botte" des anciens. Ou encore à pied, un stade "regard"? Certains chevaux poussent leur croupe ou leurs épaules sur un simple regard. En évoquant ceux-ci je pense à certains chevaux hypersensibles à qui il faut apprendre à supporter le contact au débourrage, mais qui peuvent troquer cette hypersensibilité contre une grande finesse.
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Gaëlle LEPREVOST



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 9:43

J'utilise le stade "coussin d'air" mais plutôt dans les pressions à distance... Quand je passe aux pressions digitales et bien elles sont "digitales"...Laughing 

Quand au regard j'ai justement eu une expérience perturbante lors d'un stage de Stéphane ici. Une femme vient avec un adorable petit arabe blanc, magnifique, très élégant (bon je suis fan d'arabe de toute façon...). Bref, je passe quelques temps à regarder le stage et un truc me choque : la femme ne regarde jamais son cheval. Je me désole, il est si magnifique ! Et puis n'y tenant plus je lui pose la question : et bien le cheval bouge ce qu'elle regarde ! Elle me montre, ça semble magique mais le revers est très pervers : interdiction de le regarder pour le plaisir ou il bouge quelque chose... Perso j'ai trouvé que c'était "too much" ce cheval hyper attentif. Je préfère le cheval qui se met au repos et que l'on "réveille" d'un pression discrète pour lui dire qu'on reprend le boulot...

J'ai aussi un jour monté un étalon ibérique dressé haute école et je n'arrivais pas à descendre ! Je devais modifier mon équilibre pour descendre et il partait en déplacements latéraux. Je devais me surveiller en permanence rien que pour "ne rien faire". L'expérience ne m'a pas laissé un bon souvenir...Very Happy 

J'ai besoin de chevaux qui se tiennent tranquilles et qui ne font pas d'excès de zèle... Mais ceci est du à mon usage personnel des chevaux. Je pense que pour le Dressage ces 2 chevaux auraient sans doute eu du potentiel...
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 14:48

Je suis mal à l'aise avec cette notion de légèreté poussée à l’extrême comme en parle fraxinus. ça me dérange qu'un cheval soit tout le temps sous tension, prêt à répondre à la moindre sollicitation...
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yveskatz

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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 17:16

Le cheval n'est pas sous tension. Il est à l'écoute du cavalier, prêt à répondre à ses demandes, demandes qui cessent dès que le cheval a compris la demande et qui reprennent dès que le cavalier veut changer d'exercice donc d'équilibre…………..geek 
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 18:08

Gaëlle Leprevost a écrit:
J'ai besoin de chevaux qui se tiennent tranquilles et qui ne font pas d'excès de zèle... Mais ceci est du à mon usage personnel des chevaux.
Dans une « école d'équitation » (parce que je ne trouve pas de terme plus adéquat), les chevaux que vous décrivez et que vous avez certainement me semble plus adaptés que l'arabe ou l'ibérique que vous citez dans votre avant dernier post.
Mais apprendre à « ne rien faire » peut aussi être utile. Laughing 

Gaëlle Leprevost a écrit:
Je suis mal à l'aise avec cette notion de légèreté poussée à l’extrême comme en parle fraxinus. ça me dérange qu'un cheval soit tout le temps sous tension, prêt à répondre à la moindre sollicitation...
Je comprends. Embarassed 
Le cheval prêt à répondre à la moindre sollicitation, à ne donner que ce qui est demandé et rien de plus ni de moins, porte une extrême attention à son cavalier.
Il n'est peut-être pas « sous tension »,  mais hyper-attentif, et attend la même attention du cavalier, comme vous le montrez en parlant de l'ibérique. (mais ne vous méprenez pas,  je ne suis pas en train de dire que j'en suis capable, c'est juste une hypothèse d'école Wink )
Nous parlons de la légèreté, à obtenir dès que l'humain est en contact avec le cheval pour pouvoir le monter en légèreté. Mais au bout du chemin, si on y va, il y a bien le Dressage?
En compétition  de dressage, on plaint souvent que les chevaux ne sont pas légers. Le cheval est seul, dans un environnement inconnu après des heures de trajet, dans une arène fermée, il doit dérouler une reprise difficile. Comment pourrait-il être léger, s'il n'est pas hyper-attentif à son cavalier et uniquement à lui, en faisant abstraction de tout le reste?
À une époque plus reculée, la légèreté était indispensable au cheval de combat, activité totalement contre nature équine.
Un cheval vraiment léger est un cheval parfaitement obéissant, totalement soumis à la volonté de son cavalier.
Je sais, les termes, obéissance et soumission, font hérisser des cheveux sur bien des têtes, mais ces termes ne s'accompagnent pas forcément de sévices physiques. Il suffit d'un cavalier dominant (désolée , encore un gros mot) lol!
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Olivier



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 19:24

fraxinus a écrit:
Un cheval vraiment léger est un cheval parfaitement obéissant, totalement soumis à la volonté de son cavalier.
Je sais, les termes, obéissance et soumission, font hérisser des cheveux sur bien des têtes, mais ces termes ne s'accompagnent pas forcément de sévices physiques. Il suffit d'un cavalier dominant (désolée , encore un gros mot) lol!
Rien de scandaleux dans ces propos, du moins pour moi.
Il ne faut pas se leurrer, c'est nous qui choisissons de faire de l'équitation, pas les chevaux.
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 21:47

Un cheval léger est sans doute un cheval obéissant et qui se soumet volontairement à son cavalier (on espère qu'il y trouve son compte, au moins un certain confort et quelque récompense ), mais le contraire n'est pas forcément vrai, un cheval obéissant et soumis n'est pas forcément un cheval léger ...peut-être seulement résigné...
Je comprends que la notion domination/soumission puisse être exempte de violence (et heureusement) mais je la trouve un peu réductrice pour définir la légèreté , au regard de tout ce qui s'est dit plus haut . Il y manque peut-être la notion de partenariat , le cavalier étant à l'écoute de sa monture et tenant compte d'elle pour ajuster ses demandes , donc considérant que le cheval peut être acteur de ses apprentissages . Mais je me doute bien, Fraxinus, que vous n'oubliez pas cette dimension ..Smile 
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Lun 4 Nov 2013 - 22:24

cheers cheers Zabot
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 5 Nov 2013 - 8:03

fraxinus a écrit:

Un cheval vraiment léger est un cheval parfaitement obéissant, totalement soumis à la volonté de son cavalier.
Je sais, les termes, obéissance et soumission, font hérisser des cheveux sur bien des têtes, mais ces termes ne s'accompagnent pas forcément de sévices physiques. Il suffit d'un cavalier dominant (désolée , encore un gros mot) lol!
Les sévices ne sont pas forcément physiques... La violence psychologique me semble aussi parfois appliquée sous couvert d'éthologie. Apprendre à mieux comprendre le cheval pour mieux l'exploiter...

Je ne suis pas pour le cheval vraiment léger, ce n'est pas mon idéal et je ne fais pas de Dressage. J'ai besoin d'un animal autonome. Le cavalier lui se doit d'être en chemin vers la légèreté et y arriver bien avant de l'exiger de son cheval...

Le cheval autonome peut être amené à prendre des initiatives et parfois ces initiatives sont "malheureuses" à notre goût, il ne sera donc pas définit comme léger dans 100% de son usage. Exemple ma jument pile net si elle voit un piéton loin devant, c'est ennuyeux, je suis propulsée sur l'encolure, mais c'est salutaire si je n'ai pas moi même vu le piéton... Un avantage va toujours avec un inconvénient...
Pareil, Yves pourra vous en parler, un cheval contrarié va sur la palette dans la carrière. C'est agaçant, mais c'est mieux que de jeter son cavalier au sol sans préavis... La ponette en question n'est pas entièrement soumise, elle garde sa liberté de dire "j'en ai marre". Et si le cavalier absorbé par sa démo "n'entend pas" le coup de cul fini par suivre. Je ne trouve pas ce comportement désolant, je le trouve approprié... Mais certainement pas "léger" au sens des Dresseurs.
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 5 Nov 2013 - 8:05

La soumission n'est pas la contrainte ; elle peut être acceptée voire choisie. S'il y a un cavalier dominant (au sens équestre du terme) c'est qu'il y a bien un partenariat (au sens équestre). C'est du moins comme ça que j'ai compris l'assertion de fraxinus.
Mais il est effectivement peut-être bon de préciser les choses afin de ne pas laisser croire que l'on pourrait parvenir à la légèreté par la maltraitance.
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 5 Nov 2013 - 15:54

Je crois sincèrement qu'on peut arriver à la légèreté du cheval par la maltraitance. J'ai vu des chevaux d'équitation américaine qui avaient peur de leur mors. Ah ils ne s'appuient pas dessus et réagissent au moindre frémissement de la rêne et ils sont "légers", mais parce que le souvenir de la douleur causé est bien ancré dans leur mental.
Attention je ne critique pas l'équitation américaine, il y a juste des abus comme partout.
Je regarde de moins prêt le Dressage, je ne sais pas si on y retrouve cette peur de la douleur, mais j'imagine qu'il y en a sans doute aussi...
Bon moi je n'appelle pas ça de la légèreté, mais si on ne s'attache que au résultat et pas au chemin on a des chevaux "légers" !
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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 5 Nov 2013 - 17:16

Non cela n'est certainement pas de la légèreté!……………….geek 
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 5 Nov 2013 - 17:49

Zabot29 a écrit:
Un cheval léger est sans doute un cheval obéissant et qui se soumet volontairement à son cavalier (on espère qu'il y trouve son compte, au moins un certain confort et quelque récompense ), mais le contraire n'est pas forcément vrai, un cheval obéissant et soumis n'est pas forcément un cheval léger ...peut-être seulement résigné...
Entièrement d'accord, le cheval résigné, qui obéit et se soumet à la volonté du cavalier, dans la résignation ne pourra jamais être léger. Il sera lourd à la main, à la jambe, incapable d'initiative, manquera de peps et de brillant,  ne sera pas décontracté, ne travaillera pas en champ détendu, sera incapable de rester dans l'attitude et l'équilibre demandé sans la contrainte permanente des aides, ne bénéficiera pas de descente d'aide, donc ne sera pas léger. Vu le dernier post de Gaëlle, je rectifie, c'est vrai que par la crainte et l'habitude on peut obtenir des trucs, mais il reste que le cheval ne sera pas décontracté.
« Dans ce qu'il fait malgré lui, le cheval ne met pas plus d'intelligence et de grâce qu'un danseur qu'on fustigerait et piquerait de l'aiguillon. » Simon d'Athènes, Ve siècle avt JC dans le livre de S. Bigo qui me plaît beaucoup , le livre bien sûr.Very Happy 
Zabot29 a écrit:
Je comprends que la notion domination/soumission puisse être exempte de violence (et heureusement) mais je la trouve un peu réductrice pour définir la légèreté , au regard de tout ce qui s'est dit plus haut . Il y manque peut-être la notion de partenariat , le cavalier étant à l'écoute de sa monture et tenant compte d'elle pour ajuster ses demandes , donc considérant que le cheval peut être acteur de ses apprentissages . Mais je me doute bien, Fraxinus, que vous n'oubliez pas cette dimension .. 
Merci!
Mais voilà le diable se cache dans les mots utilisés car le ressenti de chacun, que provoque les mots employés, nuit parfois à la compréhension.
Alors voilà, vous parlez de la notion de domination/soumission, alors que je parle de dominance- soumission.  
Pour moi, toute la différence réside dans l'emploi de ces 2 termes.
Le dominateur exerce un pouvoir et seul le pouvoir l'intéresse.
Le dominant, protège, guide, éduque, il a de grande responsabilités et il en est conscient et cela génère un certain niveau de stress que le dominant est capable de supporter, d'accepter sans conséquences fâcheuses pour son  bien-être. Le dominant a  « en toute circonstance l’autorité du maître, le calme et la patience d’un moine et la bienveillance d’un père. »

Le soumis, je préfère « dominé »,  est capable « d’intégrer la coopération avec une volonté autre que la sienne », il partage le projet personnel de l'autre, parce qu'il y trouve son compte. Il est protégé, il est guidé, il n'a pas de responsabilité, il subit donc moins de stress car il n'a pas décision à prendre, il est donc décontracté et en confiance. Donc le cheval qui se soumet qui obéit, dans la légèreté, y trouve son compte.
Les chevaux sont des animaux sociaux, qui, de ce fait, connaissent la hiérarchie et  les rapports dominants-dominés et les acceptent, c'est pourquoi ils sont aptes à être montés par l'homme.

Partenaire, le terme est plaisant, mais il implique une notion d'égalité hiérarchique complète. Or un cheval n'est pas génétiquement programmé pour porter un cavalier. C'est bien l'humain qui lui impose cela, donc le terme partenaire me paraît impropre, je lui préfère celui de collaborateur. Le cheval collabore au projet que lui impose l'humain. Il peut le faire volontiers si c'est dans la légèreté, mais celle que décrit Gaëlle dans son post pale 

Gaëlle Leprevost a écrit:
Je ne suis pas pour le cheval vraiment léger, ce n'est pas mon idéal et je ne fais pas de Dressage. J'ai besoin d'un animal autonome. Le cavalier lui se doit d'être en chemin vers la légèreté et y arriver bien avant de l'exiger de son cheval...
Moi non plus, je ne fais de Dressage, et j'ai besoin d'un cheval capable de prendre des initiatives en extérieur pour palier à ma déficience visuelle. Et je suis entièrement d'accord avec le fait que le cavalier se doit d'être léger pour pouvoir exiger la légèreté de son cheval. sunny 
Mais c'est moi qui suis responsable des actes de mon cheval, donc c'est moi le dominant et pas lui. Par contre, j'accepte qu'il exprime son désaccord et je m'évertue à en trouver les raisons, en premier lieu dans ma conduite à son égard. Embarassed
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Gaëlle LEPREVOST



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mar 5 Nov 2013 - 19:11

Je suis en train de préparer un poney pour une jeune femme en fauteuil roulant. Il lui faut un cheval léger : elle ne pourra rien faire en force. Déjà en main, c'est vite bouclé si il tire elle doit lâcher sous peine de suivre en "attelage"...!
Mais son cheval devra être aussi autonome et prendre des initiatives. Consulté en communication intuitive, le poney a exprimé une grosse angoisse liée à un excès de sensibilité : il ne se sent pas capable de faire tout ça ! Il prend relativement bien soin de sa propriétaire, intègre une partie des contraintes fauteuil, mais il est très jeune (5 ans) et se sent écraser par les responsabilités.
Une partie du travail a été de lui ré expliquer les étapes et lui confirmer que le projet était pour dans 5 ans, quand il aurait 10 ans et qu'en attendant nous allions l'aider à progresser pour être à la hauteur.
Ce poney n'était pas maltraité, loin de là, mais le projet de lui faire porter une handicapée avait été mené avec "légèreté" (dans le mauvais sens du terme si on reprend la liste de définition d'Olivier). Du coup il avait compris qu'il devrait la porter juste après son débourrage, et il a dit "non". Du coup : impossible à attraper, arrache la longe dès que possible, ne supporte pas qu'un bipède valide approche...
Mauvaise com...! Et beaucoup de stress pour rien pour se pauvre poney et sa future cavalière...
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Maryan

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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mer 6 Nov 2013 - 13:13

Fraxinus, je comprends les nuances que tu donnes à la définition de dominant, telle que tu la distingues de "dominateur".

Cependant la définition même du dominant se "résume" au fait que le dominant est prioritaire sur le dominé.

Les moyens employés pour être un individu prioritaire sur un autre sont à caractériser séparément.
L'éducation, la bienveillance et la responsabilité sont des dimensions complémentaires à appréhender lorsqu'on veut être un dominant inspirant la confiance par exemple, bien au delà de la signification du mot "domination" lui-même.
La domination peut donc tout autant s'appréhender par l'agressivité et la violence que par la détermination seule. Le dominateur est juste celui qui domine. Et s'il domine par la violence, au delà d'être un dominant, c'est un tyran !Laughing 

Les rapports dominants/dominés ne font que structurer un ordre d'accès aux choses au sein d'un groupe. Ils sont indispensables pour éviter la confusion, les conflits, etc... Cela permet "juste " à chacun de savoir où est sa place dans l'organisation collective. Un dominant n'est pas un chef. Le chef est celui qui décide pour les autres. Il peut d'ailleurs décider de passer après eux... Il peut encore être un chef bienveillant et un chef tyranique mais par contre dans sa position de chef, il endosse une responsabilité vis à vis de ceux à qui il donne des directives. Le dominant ne décide pas pour les autres, il impose simplement sa place.

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Olivier



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MessageSujet: Re: Colloque breton autour de la légèreté   Mer 6 Nov 2013 - 17:31

Si l'on te suit, Maryan,
- le cavalier est donc un dominant et un chef ;
- le cheval est un dominé et un exécutant (auquel le chef peut (doit ?) autoriser la prise d'initiatives, tant qu'elles ne vont pas à l'encontre des règles édictées par le chef-dominant ?).
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