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 cheval et enseignement

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fraxinus



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MessageSujet: cheval et enseignement   Ven 15 Mar 2013 - 14:25

Et si nous replacions les chevaux au cœur de l'enseignement?

Vu les dérives actuelles de la compétition de haut niveau, dérives qui commencent à petit niveau, ne nous leurrons pas, donnons leur la parole!

Quelles sont les conditions indispensables pour faire d'un cheval un bon enseignant, cheval d'école?
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yveskatz

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Ven 15 Mar 2013 - 17:15

Au modèle: bréviligne, compact entre 1,50m et 1,60m, allures confortables, mais aucune référence aux autres qualités des allures.
Caractère: cheval bien dans sa tête, bien dans son corps , désensibilisé.
Education: cheval dans un équilibre pour le moins horizontal, qui ne pèse pas, qui se soutient, qui répond aux aides discrètes du cavalier et qui connait le corps comme aide essentielle; Il doit accepter le travail à l'épaule , à la longe,et savoir se déplacer seul dans la carrière, sans vouloir se caler en permanence derrière la queue d'un autre cheval.
Doit être confiant en extérieur ou quelle que soit la surface d'évolution, doit être capable de sauter 1m maximum.
Il doit être capable d'être un bon cheval de mise en selle, comme le sont les haflingers de Monsieur Cotrait (une des bonnes méthodes pour rendre le travail de mise en selle intéressant, productif et économiquement possible).
Prendre le temps de son éducation, car de la qualité de l'éducation de ses chevaux d'école dépend la qualité de l'enseignement, la crédibilité de l'enseignant et la fidélisation de cavaliers intéressants, intéressés et curieux.
Suivi: doit régulièrement être monté par l'enseignant et /ou des cavaliers confirmés pour ne pas perdre le potentiel qui en fait un bon maître d'école............. geek
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fraxinus



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Ven 15 Mar 2013 - 18:24

yveskatz a écrit:
Au modèle: bréviligne, compact entre 1,50m et 1,60m, allures confortables, mais aucune référence aux autres qualités des allures.
taille et allures: je vois, comme pour un cheval d'extérieur.
Mais pourquoi bréviligne? Moins de problèmes de dos, plus facile à éduquer qu'un longiligne car moins tendance à se creuser? Un cheval longiligne ne sera-t-il pas plus confortable?
yveskatz a écrit:
Il doit être capable d'être un bon cheval de mise en selle, comme le sont les haflingers de Monsieur Cotrait (une des bonnes méthodes pour rendre le travail de mise en selle intéressant, productif et économiquement possible).
Ce qui veut dire que les chevaux sont capables de tourner en liberté en reprise, aux ordres du moniteur en faisant abstraction du cavalier. Un véritable travail de cirque (sans connotation négative)
Comme ces mêmes chevaux devront également apprendre le langage des aides aux cavaliers, il faudra, pour éviter toute confusion, qu'ils sachent faire la différence entre les reprises de mise en selle et les reprises d'école des aides. Pour cela, je ne vois qu'une possibilité: un harnachement différent: surfait de voltige pour la mise en selle, selle pour les autres reprises. Y-a-il d'autres solutions?
yveskatz a écrit:
Il doit être capable d'être un bon cheval de mise en selle,
Quel apprentissage du cheval cela nécessite-il?
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yveskatz

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Ven 15 Mar 2013 - 19:12

Fraxinus, vous qui avez côtoyé si je ne m'abuse des longeurs de voltige, vous me décevez par cette dernière question!
Quel apprentissage: celui de la longe, la réponse aux ordres vocaux de l'enseignant, qui prépare au travail en liberté dans un rond de longe (là pour une fois,ce dispositif, cet aménagement des surfaces a un intérêt évident); puis l'adaptation à travailler à plusieurs............... geek
Et effectivement, nécessité de harnacher avec un surfaix d voltige, pour que le cheval fasse la différence avec le travail d'école des aides et que le cavalier apprenne à acquérir liant, équilibre, fixité et gestion de son corps.
Le simulateur de Peteris Klavins est un très bon complément statique à la mise en selle , mais son coût le rend trop souvent prohibitif pour les clubs (alors que c'est un formidable outil pour prendre conscience de son corps et de son fonctionnement à cheval).
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fraxinus



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Ven 15 Mar 2013 - 20:12

Désolée de vous décevoir. Laughing
Ma question s'adresse à un instructeur qui n'est pas un spécialiste de la voltige (selon ses propres dires, ailleurs) et je voulais savoir s'il existait une autre formation (pour le cheval) pour la mise en selle que celle de la voltige. scratch

Comme je n'ai pas fait que côtoyer les longeurs de voltige, mais que j'en ai fait partie, même en compétition, si, si je vous jure: croix de bois croix de fer...ect Wink , j'ai été amenée à initier plusieurs chevaux à la discipline, des jeunes chevaux et des chevaux déjà mis comme chevaux d'école.
À cette occasion j'ai pu remarquer que la principale difficulté de ces chevaux résidait dans le fait de gérer le corps du cavalier, son poids et son équilibre dans les situations « anormales » or la position à califourchon classique, c'est dire dans les exercices de base, que j'ai aussi pratiqué en mise en selle avec une selle: à genoux, moulin, demi étendard et étendard, amazone, califourchon renversé: devant ou derrière le surfait (devant ou sur la selle) étendard sur les côtés dans les sangles du surfait ou les étrivières, à cheval à terre à cheval, sorties. Ces figures de bases de la voltige en cercle constituait les exercices de bases de mise en selle de mon premier moniteur-patron.

Parlons nous de la même chose lorsque nous évoquons la mise en selle? Question

L'initiation à la voltige nécessite une formation du cheval en longe plus poussée et l'utilisation d'enrêments: rênes coulissantes, au moins, pour que le cheval puisse se servir de la main du longeur ou du mors en liberté, pour s'équilibrer lors des figures exécutées par le cavaliers. Seuls des chevaux de métier peuvent s'en passer, mais les exercices s'effectueront alors (avec surfait ou selle) sur les lignes droites: grandes longueurs de carrière (du moins, c'est ce qu'on m'a appris et ce que j'ai tester en selle pale ).
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yveskatz

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Ven 15 Mar 2013 - 21:26

Lorsque je parle de mise en selle, je parle des exercices classiques ayant pour finalité de mettre en jeu des articulations et segments qui ne travaillent que peu dans la station bipédale. Je pense aussi à toute cette phase passive pendant laquelle le cavalier va juste chercher à se faire oublier, à se lier au mouvement.
Les figures de manège , que vous énoncez, peuvent intervenir éventuellement dans un deuxième temps , pour décoincer, assouplir certains qui ont du mal à se libérer. Est intéressant dans u autre chapitre, le à terre à cheval qui peut permettre parfois de dédramatiser la chute............... geek
PS: vous ne m'avez pas déçu. C'était une boutade car je sais bien que vous en savez plus que moi sur l'éducation du cheval de voltige.
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fraxinus



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Dim 17 Mar 2013 - 16:51

yveskatz a écrit:
Lorsque je parle de mise en selle, je parle des exercices classiques ayant pour finalité de mettre en jeu des articulations et segments qui ne travaillent que peu dans la station bipédale. Je pense aussi à toute cette phase passive pendant laquelle le cavalier va juste chercher à se faire oublier, à se lier au mouvement.
Nous ne parlions donc pas tout à fait de la même chose, cette mise en selle là est souvent oubliée. Embarassed

yveskatz a écrit:
Les figures de manège , que vous énoncez, peuvent intervenir éventuellement dans un deuxième temps , pour décoincer, assouplir certains qui ont du mal à se libérer. Est intéressant dans u autre chapitre, le à terre à cheval qui peut permettre parfois de dédramatiser la chute...............
Je plussoie, les débutants ont parfois du mal à imaginer pouvoir tenir sur le dos du cheval autrement qu'à califourchon face avant, et du mal aussi à concevoir qu'on peut descendre d'un cheval en marche hors chute. Wink

En proposant ce sujet j'avais une idée en tête. On assiste à de nombreuses dérives et même maltraitances en compétition (même à petit niveau). Ces dérives pourraient être évitées par l'éducation du cavalier dès les niveaux débutants. Si les cavaliers, qui veulent sortir en compétition, sont capables de dire à leur coach ou enseignant qu'ils n'acceptent pas de leur faire au détriment du cheval qu'ils doivent monter et surtout s'ils sont capables de justifier leur détermination, ces mêmes coachs y réfléchiraient à deux fois avant de proposer des solutions ignominieuses.
On sensibilise bien les parents des écoles en proposant des cours aux enfants sur les comportements citoyens, comme le tri des déchets ou les sorties "ramassage de déchets" dans les chemins et bord de route. Rolling Eyes
Donc , comment sensibiliser les cavaliers aux bonnes conditions d'utilisation d'un cheval d'école ou de club? Il n'y a aucun raison qu'un cheval n'aime pas son métier de « maître d'école » si on lui permet de l'exercer dans de bonnes conditions.

PS: j'avais compris la boutade. Je me suis faite à votre « humour » avec le temps. Razz
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Dim 17 Mar 2013 - 17:15

Ces dérives pourraient être évitées par l'éducation du cavalier dès les niveaux débutants.
Bien sûr, mais encore faudrait-il que les nouvelles générations d'enseignants animateurs (ou l'inverse plutôt!) ne pratiquent pas eux même ce type de dérives et soient capables de les identifier.... Tout un programme.......................... geek
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Dim 17 Mar 2013 - 18:21

Citation :
Ces dérives pourraient être évitées par l'éducation du cavalier dès les niveaux débutants. Si les cavaliers, qui veulent sortir en compétition, sont capables de dire à leur coach ou enseignant qu'ils n'acceptent pas de leur faire au détriment du cheval qu'ils doivent monter et surtout s'ils sont capables de justifier leur détermination

Merci de l'avoir dit fraxinus

En même temps la remarque d'Yves Katz est juste

Mais quand même est-ce trop optimiste de croire à l'éducation en général ? un enfant peut être habitué dans sa famille à ne pas prendre les animaux pour des jouets insensibles, sans lui faire de leçon de morale, juste par l'exemple...enfin, il me semble scratch
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yveskatz

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Dim 17 Mar 2013 - 19:04

Il est bien évident que lorsque l'on parle d'éducation (et l'équitation en est une), toutes les structures(familiales, sociales,....) sont parties prenantes.............. geek
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Olivier



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Lun 18 Mar 2013 - 15:40

Quand on parle des dérives dans la compétition de haut niveau, de quelles compétitions parle-t-on ?
Je ne sais pas pour le dressage, mais les dérives en CSO, d'après ce que l'on m'a raconté, elles ne datent pas d'hier. Chevaux barrés, cochonneries sous les guêtres, etc., il semble qu'il y a déjà bien longtemps que l'on n'hésite pas à user d'artifices peu recommandables pour gagner.
Et ne parlons pas du monde des courses !
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yveskatz

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Lun 18 Mar 2013 - 17:14

Bien sûr que les dérives existent depuis toujours! Dès que l'argent, la gloire personnelle est en jeu, le risque est là!
Je pense que les dérives en CSO ont existé avant celles du dressage.. mais il y a aussi aujourd'hui les dérives liées à un enseignement dénigré, dévalorisé,techniquement décadent.. C'est un peu contre tout cela, pour offrir une meilleure éducation aux cavaliers que je me bats. car ces dérives sont permises, quelque part, par une méconnaissance des spectateurs. Si ceux ci étaient à même d'exprimer en nombre leurs opinions sur ce que l'on peut voir sur certains terrains, nul doute que les protagonistes réfléchiraient à leurs actions... Il faut ne pas négliger la puissance des foules et ne pas les endormir avec du "pain et du cirque".............. geek
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fraxinus



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Lun 18 Mar 2013 - 17:56

yveskatz a écrit:
Ces dérives pourraient être évitées par l'éducation du cavalier dès les niveaux débutants.
Bien sûr, mais encore faudrait-il que les nouvelles générations d'enseignants animateurs (ou l'inverse plutôt!) ne pratiquent pas eux même ce type de dérives et soient capables de les identifier.... Tout un programme.....................
Les nouvelles générations ont été formées par les anciennes, formées par l'exemple ce qui est la meilleure formation et, dans ce cas précis, la pire.

Les dérives
Un enseignant , un coach, un entraineur, un expert fédéral, un vétérinaire, peut avoir les meilleurs résultats du monde, au plus au niveau, si c'est au détriment du cheval, il ne sera qu'un tricheur doublé d'un tocard, un incapable, incapable de respecter la nature du cheval, incapable de respecter les règles, bref, il ne sera qu'un délinquant et ceux qui le suivent, et, pire, le récompensent, sont à mettre dans le même sac.
Pour plagier Bernanos: ce n'est pas la règle qui nous garde, c'est nous qui devons garder la règle. Apparemment, les compétiteurs de haut niveau ne sont plus capables de garder la règle, alors il faut que soit la base qui la leur rappelle.
Les dérives ont toujours existé, elles étaient autrefois l'apanage des marchands de chevaux qui ne reculaient devant rien pour vendre au meilleur prix, c'est à dire à un prix surévalué, des chevaux « maquillés » mais cela durait juste le temps de trouver un « pigeon » naïf pour acquérir le cheval. Aujourd'hui c'est devenu une institution qui rapporte du pouvoir et de l'argent.
L'affaire Schockemöhle avait fait du bruit, en son temps, dans les magazines, mais on dirait bien que cette époque est révolue.
Éduquer les cavaliers peut consister à renvoyer à l'écurie un cheval irrégulier ou pas en forme en reprise ou lui faire suivre un programme allégé pendant cette même reprise, organiser une promenade au pas un lendemain de compétition pour la récupération des chevaux, organiser des séances de nettoyage et d'entretien obligatoires des cuirs. On peut impliquer les cavaliers dans les soins d'un cheval, marcher au pas et faire brouter un convalescent, organiser des cours de massage et d'hydrothérapie, et pas simplement va le « doucher » avec un jet trop fort et n'importe comment. Profiter du passage du vétérinaire pour les vaccins ou du dentiste. Tout ce qui concerne les soins entre dans les apprentissages de l'hippologie et de la biomécanique: et c'est aussi du travail à pied.,
Mais cela commence surtout par une hygiène irréprochable des écuries, des harnachements, des chevaux; sans oublier le plus important, des conditions de vie adaptées à la nature du cheval. Si les écuries dites alternatives ont temps de succès , malgré les prix pratiqués c'est qu'il y a de la demande.
Expliquer toujours et encore, pourquoi un cheval se défend, pourquoi il ne peut pas obéir, pourquoi on ne met pas d'enrênement en expliquant les mode d'action des dits enrênements, pourquoi il faut absolument que le cheval ait son mot à dire dans l'équitation que pratique son cavalier.
Un cheval c'est fragile et ça casse. Crying or Very sad

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Lun 18 Mar 2013 - 23:22

Yves Katz a écrit:
Si ceux ci étaient à même d'exprimer en nombre leurs opinions sur ce que l'on peut voir sur certains terrains,

oui et non Neutral

oui si les opinions sont objectivement justifiées : muserolle trop serrée, tabassage à la cravache, éperons agressifs...
non si elles sont affectives : pas de fers, pas d'embouchure...

c'est vrai que les dérives existent depuis longtemps ; elles étaient moins raffinées, moins fréquentes à petit niveau il me semble : on ne voyait aucun cheval enrêné-ficelé sur l'équivalent d'un concours club ni même au niveau amateur

fraxinus vous êtes passéiste Wink ...mais l'étant aussi cheers
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 8:26

mais pour pouvoir exprimer une opinion argumentée...il faut être correctement éduqué ...et comme ce n'est pas le cas , il est , à mon avis -très pessimiste je le reconnais- ,utopique de penser qu'une critique intelligente venue de la base puisse renverser le processus ...
la réflexion ; ça se travaille, mais aujourd'hui, la tendance est plutôt à fabriquer des foules décérébrées qui suivent bien leur "maître" sans se révolter ...et pas que dans le milieu de l'équitation malheureusement ..
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 12:03

pour revenir au cheval dans l'enseignement , il serait intéressant de demander aux cavaliers et cavalières ce qui leur plairait de trouver comme monture dans un club..

En tant que cavalière , j'ai parfois eu la chance de monter un cheval dressé jusqu'à la haute école . Et là, on se sent tout petit , car si on n'est pas en place, si nos aides sont imprécises , on n'obtient rien .... c'est là qu'on se rend compte combien un cheval bien dressé peut-être un professeur inestimable pour le cavalier...

comment peut-on apprendre à un cavalier à être délicat avec sa monture, si le pauvre cheval est tellement blasé qu'il ne répond plus qu'au tire-pousse ( ça aussi , j'ai testé, c'est beaucoup moins exaltant..)

donc la première condition pour délivrer un bon enseignement est sans doute déjà d'avoir une bonne cavalerie, équilibrée, bien dans sa tête, réceptive à des aides légères ...et ce dès le début de la formation du cavalier . N'a t-on pas trop souvent tendance à donner aux débutants les chevaux les plus blasés, entraînant de ce fait dès le début de l'apprentissage un réflexe de tire-pousse que le cavalier aura ensuite bien du mal à perdre ??
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yveskatz

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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 12:10

Je crois que c'est ce que j'exprimais dans ma première intervention sur le sujet...................
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 12:29

oui, tout à fait ... Embarassed
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fraxinus



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 13:29

Ce qui n'empêche pas une cavalière de faire part de son vécu. Wink

pimprenelle a écrit:
oui si les opinions sont objectivement justifiées : muserolle trop serrée, tabassage à la cravache, éperons agressifs...
non si elles sont affectives : pas de fers, pas d'embouchure...
D'accord avec ceci et même avec le reste de votre message. Laughing
zabot29 a écrit:
mais pour pouvoir exprimer une opinion argumentée...il faut être correctement éduqué ...et comme ce n'est pas le cas , il est , à mon avis -très pessimiste je le reconnais- ,utopique de penser qu'une critique intelligente venue de la base puisse renverser le processus ...
la réflexion ; ça se travaille, mais aujourd'hui, la tendance est plutôt à fabriquer des foules décérébrées qui suivent bien leur "maître" sans se révolter ...et pas que dans le milieu de l'équitation malheureusement ..
Vous avez raison , mais ce n'est pas parce, qu'actuellement, les cavaliers ne sont pas correctement éduqués (pas tous quand même) que cela ne peux pas changer. L'éducation est le seul levier suffisamment important, sur le long terme, pour changer profondément une situation. C'est long, c'est sûr, mais ne rien faire et laisser faire ne changera rien, jamais.

Pour reprendre les exemples de Pimprenelle:
muserolle: expliquer à quoi elle sert , comment l'ajuster, à quelle hauteur selon le modèle, comment la fermer et surtout pourquoi, en montrant ce qu'il faut faire et ne pas faire et pourquoi, est-ce vraiment si difficile pour les enseignants actuels, jeunes ou moins jeunes?
Cravache: comment l'utiliser et pourquoi? Qu'est ce qu'une leçon de jambes? Qu'est ce que l'impulsion? À partir de quand un cavalier est autorisé à se servir de sa cravache? Une expérience personnelle, au passage: monter en amazone permet d'apprendre à se servir efficacement d'une cravache ou d'un styck et de prendre conscience de ses lacunes, le cheval , dressé, à tôt fait de vous rappeler à l'ordre.
Les éperons: à quoi servent-ils et pourquoi? Quand peut-on être autorisé à mettre des éperons, comment sans servir, quels sont les risques d'une mauvaise utilisation?
Muserolle, cravache , éperons, sont des AIDES artificielles, des aides pas des moyens de coercition.
Redonner aux termes, au vocabulaire utilisé son sens premier, fait aussi partie de l'éducation.
L'équitation est considérée comme un sport et, donc,le cheval comme un agrès comme les barres fixes ou asymétriques. C'est là que le bât blesse dans l'enseignement de l'équitation.
Apprendre à monter à cheval implique le cheval en tant qu'être vivant. Le cavalier se doit d'établir une relation saine avec son cheval en tant qu'être vivant.
Un cavalier devrait apprendre à soigner, à nourrir, à faire un boxe, autrement que par la théorie pour passer un examen. Il devrait connaître le coût de l'entretien d'un cheval et donc savoir qu'un cheval bien entretenu, bien monté, est plus économique que de recourir à un véto pour couper le bout de langue qui sort, lors de la reprise de dressage.
De même « prendre le temps » de dresser ou d'éduquer un cheval qu'est ce que cela signifie en vrai?
Combien de chevaux sortent trop tôt en concours, sans être prêt?
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Olivier



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 20:26

pimprenelle a écrit:

c'est vrai que les dérives existent depuis longtemps ; elles étaient moins raffinées, moins fréquentes à petit niveau il me semble : on ne voyait aucun cheval enrêné-ficelé sur l'équivalent d'un concours club ni même au niveau amateur
Eh bien, je ne sais pas par expérience personnelle, mais pour en avoir une fois discuté avec la propriétaire de mon club qui arrive à la cinquantaine et qui a autrefois fait du CSO en amateur à un niveau correct, les chevaux barrés étaient assez fréquents dans ces milieux. Elle avait même presque l'air de penser que c'était plutôt moins dur aujourd'hui...
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 19 Mar 2013 - 21:35

Olivier a écrit:

Eh bien, je ne sais pas par expérience personnelle, mais pour en avoir une fois discuté avec la propriétaire de mon club qui arrive à la cinquantaine et qui a autrefois fait du CSO en amateur à un niveau correct, les chevaux barrés étaient assez fréquents dans ces milieux. Elle avait même presque l'air de penser que c'était plutôt moins dur aujourd'hui...

d'accord pour les chevaux barrés, j'ai vu faire une ou deux fois

mais pas le révulsif, les guêtres "équipées" et tout ce dont on parle actuellement...parfois je me demande si ce ne sont pas des légendes d'écurie tant il y a d'imagination créatrice

dommage que Daffos n'intervienne plus, il aurait eu le recul suffisant

il y a les "brutalités" voulues : la leçon de jambe, et les involontaires : exemple l'enrênement systématique comme moyen de sécurité pour le cavalier (mon cheval est chaud je le coince avec des RA)

quoiqu'on en dise parfois, un cheval ne tient pas rancune d'une leçon de jambe, qu'on n'est d'ailleurs pas obligé d'appliquer de toutes ses forces ; il n'en garde aucune séquelle physique
en revanche des RA coincent le cheval et peuvent à terme entrainer des problèmes physiques, le cheval ayant compensé en forçant sur ses articulations

or actuellement on va huer le coup de cravache occasionnel mais admirer le cavalier qui utilise des enrênements parce que ça en jette : il y a absence de logique et de connaissances

j'approuve complètement ce que dit fraxinus :

Citation :
Muserolle, cravache , éperons, sont des AIDES artificielles, des aides pas des moyens de coercition.
Redonner aux termes, au vocabulaire utilisé son sens premier, fait aussi partie de l'éducation.
------------------------------------------------------------------------------------------
Apprendre à monter à cheval implique le cheval en tant qu'être vivant. Le cavalier se doit d'établir une relation saine avec son cheval en tant qu'être vivant.
Un cavalier devrait apprendre à soigner, à nourrir, à faire un boxe, autrement que par la théorie pour passer un examen.

Une relation saine implique de la sensibilité pas de la sensiblerie ; il doit y avoir respect mutuel entre le cavalier et le cheval. Ce respect s'instaure bien autant en faisant les boxes ou en nourrissant qu'en montant ou par de la théorie
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Dim 24 Mar 2013 - 17:33

pimprenelle a écrit:
quoiqu'on en dise parfois, un cheval ne tient pas rancune d'une leçon de jambe, qu'on n'est d'ailleurs pas obligé d'appliquer de toutes ses forces ; il n'en garde aucune séquelle physique
en revanche des RA coincent le cheval et peuvent à terme entrainer des problèmes physiques, le cheval ayant compensé en forçant sur ses articulations

or actuellement on va huer le coup de cravache occasionnel mais admirer le cavalier qui utilise des enrênements parce que ça en jette : il y a absence de logique et de connaissances
Je plussoie
De nombreux cavaliers s'imaginent qu'un bon cavalier monte un cheval en « place » et donc le but est de « placer » le cheval le vite possible. Bien sûr « placer » signifie que le cheval doit avoir le chanfrein à la verticale sur une encolure haute ou, encore par effet de mode, avoir un cheval encapuchonné, mode qui vient de la compétition. C'est pourquoi, seule l'éducation peut faire changer les mentalités. Une éducation qui passe par la nécessité d'avoir des modèles à suivre autres que ceux de la compétition. Pour que les chevaux puissent être de bons maître d'école, il ,faut qu'ils soient régulièrement montés par l'enseignant et que les cavaliers puissent voir l'enseignant monter et mettre en application ce qu'il enseigne. Enseignement par isopraxie enseignant cavalier. Laughing
pimprenelle a écrit:
Une relation saine implique de la sensibilité pas de la sensiblerie ; il doit y avoir respect mutuel entre le cavalier et le cheval.
La sensiblerie: sujet délicat et encore effet de mode dû à la démocratisation et donc la féminisation de l'équitation, entretenu par une société de consommation: « mon petit poney », « le cheval barbie » et toutes les séries débiles auxquelles les jeunes cavalières sont dépendantes. Lutter contre les fausses méthodes véhiculées par la compétition et les fausses images données par une société consumériste, je comprends pourquoi, Zabot29, vous trouvez cela utopique. pale
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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Dim 24 Mar 2013 - 21:49

eh oui, c'est tout à fait ça, les médias ont une influence lourde contre laquelle nos petites tentatives d'enseignants pour développer l'esprit critique et le bon sens ont bien du mal à lutter ... mais c'est vrai que ce n'est pas une raison pour baisser les bras et ne rien faire , au contraire ! toute bonne graine semée a une petite chance de pousser , ici comme ailleurs !
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pimprenelle



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 26 Mar 2013 - 22:20

Merci fraxinus de votre réponse. Je craignais que "sensiblerie" ait fait mauvais effet

Citation :
Lutter contre les fausses méthodes véhiculées par la compétition et les fausses images données par une société consumériste, je comprends pourquoi, Zabot29, vous trouvez cela utopique.

chacun peut essayer : convaincre 2 ou 3 personnes est déjà pas si mal si elles -mêmes en convainquent autant

et les enseignants pourraient toucher un public plus important...on revient à l'enseignement, encore et toujours

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derrien



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MessageSujet: Re: cheval et enseignement   Mar 26 Mar 2013 - 23:51

fraxinus a écrit:
Et si nous replacions les chevaux au cœur de l'enseignement?


Vu les dérives actuelles de la compétition de haut niveau, dérives qui commencent à petit niveau, ne nous leurrons pas, donnons leur la parole!

Quelles sont les conditions indispensables pour faire d'un cheval un bon enseignant, cheval d'école?

L'esprit, le corps.

Les derives constatees sont des epreuves de force pour le cheval.
Si vous choisissez de guider votre monture dans le rapport de force, vous etes certain de perdre a l'arrivee.
Un bon cheval d'ecole est un cheval harmonieux qui a toute sa tete et qui est disponible.
C'est a dire qu'il n'est pas en rebellion, qu'il est dans l'ecoute et le dialogue, parfois initiateur, auquel cas c'est au cavalier d'etre dans l'ecoute.

Mal etre, bien etre.

Seule la sensibilite determine les tenants et les aboutissants pour le choix entre le bien et le mal.

Le pouvoir.


De ceder a son instinct, sa raison ou son coeur.

L'invisible, l'observable et mesurable.


Une allure se mesure, un equilibre s'observe, une sensation est invisible.
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