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 Reflexions sur un ouvrage ...suite

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fraxinus



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MessageSujet: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 1 Nov 2011 - 18:08

Enfin , la préparation en longe de Michel Robert est arrivé.
Un livre et 1 DVD inclus yes!
1er de couverture la belle Catapulte au plané sur un obstacle fixe
4eme de couverture Michel Robert , on ne le présente plus: vainqueur, vainqueur , vainqueur!
Le travail en longe est une composante essentielle de la préparation des chevaux de Michel Robert.......
Comment travailler.......attitude juste, on s'en doute vu les fromages qu'ils sautent, sans enrênement, bien, avec un simple licol de corde?!?!?! Ah , non! Pas lui! Pas ça! C'est pas vrai mais qu'est ce qu'ils ont tous avec leur corde à scier les barreaux d'Alkatraz. Quoi pas de barreaux à Alkatraz, un rocher en pleine mer, c'est pas le problème, vous m'avez compris, enfin j'espère.


Petites photos trop petites.
Beau papier, photos couleurs: le luxe pour un champion , il faut ce qu'il faut.
Bibliographie: Robert, Robert, et...les secrets de l'abord parfait
….......lois spirituelles, ...yoga,...tibétains, ...accords tolquèdes?!...lâcher prise....hommes vrais au monde mutant?!?! Ah! L'équitation par la méthode Alexander (inspiratrice de Sally Swift)
Que ce passe t-il? On nous les a changés, les « hippiques », ceux que j'ai connus sentaient plutôt l'adrénaline et la testostérone (si, même les femmes) Entreraient-ils dans le « new-age », se bobo-iseraient-ils? Je plaisante,!Non pas l'abreuvoir! D'accord c'est moi qui paierai la tournée, toutes les tournée? Si vous voulez!

Sommaire succinct: le langage du cheval , traduit par un pro: intéressant.
L'extension d'encolure: un chapitre complet: bien!
Beaucoup de photos, même pleine page. 102Pages en tout , des encadrés comme des post-it. Je feuillette: page brune : Exercice de respiration yogique: yo!mon frère , c'est quoi ce binz?
Pleine page bleue pour changer de chapitre.
Voilà un ouvrage nettement plus aéré que le précédent sur la longe que j'ai décortiqué, donc moins dense. Normal les « hippiques » choisissent toujours le parcours le plus court.
Surprise! Une seule double page sans illustration p28 p29 : le regard, décidément les longeurs sont obsédés par le regard, mais les « bigleux »longent aussi, même dans le flou « artistique » et sans relief! Non mais!

La voix: sous la phrase en gras je lis : « Je me souviens qu'à l'école, on m'avais conseillé d'apprendre l'allemand, car c'est une langue que les chevaux comprennent plus facilement que les autres. » Ach ja! Und Franzozen können nur springen! Ça aussi c'est bien connu , Outre Rhin!

Photo pleine page d'une tête de cheval en licol en corde! Super fin! Je ne reviendrais pas sur le problème de nuque, mais imaginons que le cheval tire brusquement, selon les réflexes du longeur il a de grande chance que que le cheval subisse des brûlures de frottement.
Mais enfin qu'est ce qu'ils ont tous à mettre des licol en corde. Après Henriquet voilà que Robert si met. La mode donc a un tel impact sur le monde du cheval? Des hommes de leur classe ont-ils vraiment besoin de la suivre pour être crédibles ou craignent-ils de ne plus être assez vendeur s'ils ne s'insèrent pas dans le courant « éthologique »?
Bref , ça me f... en pétard, vous l'aurez compris. Zen , restons zen Frax, yoga, tibétains ect.. qu'il a dit m'sieur Robert.
J'arrête là pour ce soir.

Si un décorticage plus complet vous intéresse


Lecture 1 c'est parti

p4 Rédaction Karine Cante , Michel Robert, Mise en page et illustration Karine Cante.
Je n'ai pas dit qu'il avait un nègre, mais je suis surprise que le nom de Karine Cante ne figure pas sur la première page de couverture. Question

P7 Prologue.
Phrase en gras: performance, communication.
D'entrée, il se place en sportif: c'est bien Michel Robert , me voici rassurée, qui communique avec ses chevaux. L'évolution de l'équitation dépend de notre conception de l'animal. On est parti , avec Descartes, d'une conception mécaniste pour aboutir aujourd'hui à une représentation culturelle de l'animal je ne m'étends pas. Nous sommes à l'ère de la communication alors communiquons, je suis pour: les chevaux ont temps de choses à dire(voir le DVD) sunny

« La longe est utile pour éduquer et rééduquer les chevaux » Ces 2 mots accolés nous renseigne sur l'importance et la cohérence qu'il accorde tant au physique qu'au psychique du cheval. Il 'explique , plus loin, dans son état des lieux, en insistant sur le lien entre les souvenirs et les attitudes, sa recherche du mouvement naturel du cheval. bounce

Après une critique ouverte des comportements de certains cavaliers longeurs il insiste sur ses objectifs de travail: re phrase en gras: « j'ai complètement abandonné les enrênements au profit d'un licol en corde. » je ne puis que chipoter car Fraxinus se doit de rester cohérente. D'abord, un licol ne peut pas remplacer un enrênement, mais un bridon, une bride ou un caveçon. Ensuite , vous connaissez ma réticence par rapport aux cordes en tout genre: j'ai déjà fait un « flan » au précédent auteur qui a subi mon décorticage, donc je n'y reviendrai pas. Catapulte est montée en pelham, donc ce n'est pas un adepte de la monte sans mors (je plaisante Razz ). Il justifie ensuite l'emploi du licol de corde pour lutter contre l'enfermement des chevaux en prônant « l'extension extrême l'encolure vers le bas ». En tant que pro. du CSO avec un objectif de performance (ce qui est sa façon d'utiliser le cheval) il reconnaît les contraintes physiques que l'éducation et le dressage génèrent. Et de ce fait il veille à éliminer toutes les gènes possibles et la douleur. « Les chevaux peuvent adopter des attitudes qui leur permettent de progresser sans douleur et de répondre à nos demandes en fonction de leurs possibilités du moment ». Voilà une philosophie que j'aime. Respect Mr Robert ! I love you

P8 Intérêt du travail à la longe.
Cette « philosophie est reprise p8
« Comprendre son cheval et mieux communiquer avec lui est devenu une priorité pour la majorité des cavaliers ». et voici comment un cavalier d'obstacle envisage cette priorité.
« respect pour la nature profonde du cheval »
« une relation plus respectueuse de l'intégrité mentale et physique de son cheval ».

Mr Robert je vous ai compris!! Je retire tout ce que j'ai dit sur la mode « éthologique ».
Vous voulez nous montrer qu'un cavalier de haut niveau considère lui aussi son cheval comme partenaire et que les «nouveaux maîtres» n'ont rien inventé. Vous avez entièrement raison. Même si vous n'avez plus rien à prouver mais cela ne fait jamais de mal de mettre les points sur les « i ». cheers
(je m'adresse à lui mais je suis parfaitement consciente qu'il ne me lira jamais, c'est juste un effet de style, de peur que vous ne vous endormiez) Sleep

p9avantages du travail en longe.

Connexion: exemple de bavardage de chevaux, expliciter plus loin.
«à pied, le cavalier peut se concentrer pleinement sur sa relation avec le cheval pour apprendre à décoder son langage et lui apporter les réponse qu'il attend »
Voilà quelqu'un qui entend les chevaux avant de leur chuchoter quoi que ce soit. À noter! Exclamation

Discipline: le mot est lâcher sans ambages et pour le cavalier longeur. Introspection peut-être mais surtout discipline! Na! Twisted Evil
Comment? «  bien entendu le travail en longe n'est pas une fin en soi »? Ah! Ces « hippiques »! le monde leur appartient. Et la voltige alors? … Quoi? Pas de barres pas d'intérêt!
Tss tous les mêmes. No

Post-it connexion: Bien mais peu d'explication. « plus le cheval travaille dans le confort, plus la connexion sera facile » D'autres diraient dans la décontraction , je me trompe? Wink

« Préparer physiquement le cheval au travail monté »
Vision globale du cavalier d'obstacle. Si vous chercher des informations sur le fonctionnement physique et physiologique du cheval allez voir dans : «  La longe de Katz ». Ici pas de chapitre
sur l'anatomie et la locomotion. En vrai « hippique » on va au plus court. À moins qu'on préfère ne pas embêter les lecteurs que seule la communication intéresse? Allez savoir! Question

P10 pour tirer bénéfice du travail à pied
Il a bien dit travail à pied, un détail, mais j'y vois encore une allusion au public concerné: les « naturalistes » (pour élargir le vocabulaires sinon je me répète trop et pour vérifier si vous suivez).
…et de son expérience et de celle du longeur. Je traduis: longer ne s'improvise pas. Et pourtant la plupart ne dispose que des livres pour cet apprentissage. À quand des reprises de longe?
Suis je bête, ce livre s'adresse aux « étho ». eux ils connaissent le travail à pied! (plaisanterie). Shocked

Plan de travail: Concis! Voici une rude concurrence Mr Katz. Laughing
4 phases et 4 phrases Heu! Les cancres? Ils se débrouillent!

Idem pour le temps à consacrer aux différentes phases. Mais une indication pédagogique importante: « changer ses habitudes c'est difficile ». je comprends mieux pourquoi le yoga ect...
je plaisante si, je vous assure. Suspect

Mais en vrai homme de cheval respectueux de son athlète: « d'où l'intérêt de prendre son temps et de faire ses expériences afin qu'il trouve lui-même la solution » Comment il disait Baucher? Avouez que là c'est plus parlant , non? cyclops
Post it/ remarques pour les « hippiques »: descendez de cheval et longez , il n'y a pas de honte! Votre cheval comprendra plus vite.
P11 photo pleine page et post-it sur la qualité du sol et des protection du cheval, nous ne sommes pas encore dans le chapitre des conseils pratiques pour longer mais le souci premier du cavalier d'obstacle est présent.

À suivre study

ordre:
Que ceux qui ont lu ce livre se dénoncent... Ne répondez pas tous en même temps. 1.. bien... c'est un début. (sic) scratch

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yveskatz

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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 1 Nov 2011 - 18:32

Je l'ai lu à sa sortie...mais suis mal placé pour en parler.............. geek
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 1 Nov 2011 - 19:47

yveskatz a écrit:
C'est à se demander si elle ne raconte pas des mensonges lorsqu'elle écrit La précision, la clarté et la concision n'étant pas mon fort vous trouverez d'autres conseils auprès de plus compétent que moi.
Auquel cas, quel crédit apporté à ses précédentes interventions? (attention, Fraxinus, question à prendre au Xeme degré!)...................

Ah! les hommes et leur tendance à nous prêter leurs propres qualités! Wink Wink


yveskatz a écrit:
Je l'ai lu à sa sortie...mais suis mal placé pour en parler..............

Menteur, encore une excuse pour me laisser me dépêtrer toute seule! Suspect

Pas de fausse modestie « maître » votre avis nous intéresse! À moins que ce soit parce qu'on ne parle pas de vous ? Oui, c'est de la provocation pure et je sais que je risque de le payer cher! affraid

Attention, yveskatz, injonction à prendre au Xeme degré! sunny
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Jeu 3 Nov 2011 - 17:12

Alors là , je viens de me prendre un « vent «  monumental. : pale
Aucune réponse silence total et indifférent. J' ai compris , je suis donc définitivement seule Bouh Hou! Sad
Moi aussi j'appartiens à une espèce grégaire et j'ai besoin du contact de mes congénères! Ne m'abandonnez pas ainsi toute seule au fond d'un pré vide ou je me verrai dans l'obligation de me plaindre à la SPA (La syndicat des poulains anarchistes) On n'est jamais trop vieux pour être anarchiste. Twisted Evil

Lecture 2

p 12 pas de dos pas de cheval...
Après un raccourci sur le cheval à l'état naturel, que je me permets de rectifier: si, les chevaux sauvages ont un dos musclé adapté à l'usage qu'ils en font. Mais comme tout cavalier et homme de cheval il reconnaît que le cheval doit supporter le poids du cavalier tout en assurant des prouesses sportives. Pour lui toutes les pathologies sont en relation avec le dos et même si cela paraît réducteur au premier abord, tout bon osthéopathe approuvera en employant le mot rachis à la place dos; mais nous avons à faire à un cavalier d'obstacle , ne l'oublions pas.

« adapter le corps du cheval aux contraintes physiques qu'implique le travail monté ».

Le mot contrainte revient souvent de même que celui de respect.
Oui à L'osthéopathie , mais le cavalier est d'abord mis en cause puis son matériel... ça me rappelle vaguement quelque chose...
Mais c'est bien sûr! Je viens de me rendre compte de la raison qui me pousse à employer moi aussi ces mots là. Mon instructeur était un « hippique », personne n'est parfait. Voilà pourquoi le discours de Mr Robert m'est si familier et si accessible. Décidément, pas plus que les chevaux, nous autres humains n'oublions pas notre premier dressage. cyclops

P15 post-it: comment former le dos du cheval et photos d'un cheval longé en « étirement d'encolure » le nez dans l'herbe d'une prairie en pente.
2 remarques: quand j'ai appris à longer mon patron m'a dit que lorsque je saurais contrôler un cheval en longe dans le pré (1 ha plat) d'à coté, je pourrais prétendre avoir des bases du travail en longe.
Donc longer dans un pré ce n'est pas pour les débutants (à moins d'être un « naturel » qui pratique assidument le travail à pied.
Un pré en pente implique la contrainte de la montée et de la descente donc une difficulté supplémentaire pour le couple. (Et sur la 2eme photo sont cheval n'a pas l'air incurvé mais comme je ne suis pas au bout de la longe pour sentir , je mets des parenthèses, j'y reviendrai)

p14 « à retenir à propos des dorsalgies
« Détection des douleurs dorsales »
Les causes :
La rééducation. »
Génial ! Mais... scratch
détection : langage cheval pas de développement , les causes: facile , mauvais cavalier, rééducation 1 er devenir un vrai homme de cheval, stratégie: extension d'encolure, position du cavalier, mais ce n'est pas le propos de l'ouvrage, établir un programme de travail , heu... je verrai plus loin, Face aux attitudes » antalgiques » travail en extérieur.
Concis! Clair? Pour plus de précisions : voir ailleurs. :
C'était: « les hippiques » parlent aux « hippiques ». Laughing
Je reste sur ma faim et je ne risque pas de lui poser de questions car je suis sûre qu'il me répondrai comme mon instructeur: « Tu lis toi! Et bien va voir dans tes livres » et ce avec le sourire, toujours! Wink

Post-it observer les réactions du cheval sans plus de précisions groumph!
« massage pour libérer les zones de blocage d'énergie » Très bien! Comment vous faites??????? Question Question Question Question

Je me répète: je reste sur ma faim après une excellente mise en bouche , c'est frustrant! No

Petite comparaison entre 2 ouvrages même chapitre
K: 13 pages sans photos texte dense mais shémas.
R: 7 pages avec photos dont 2 pleine page
Toute la différence entre « le maître d'école » et « l'hippique ».
2 hommes de chevaux: 1 enseignant et un sportif: 2 expressions différentes.

Prochain épisode les conseils pratiques pour longer et le début du DVD
À suivre...... study

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yveskatz

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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Jeu 3 Nov 2011 - 19:25

fraxinus a écrit:


Petite comparaison entre 2 ouvrages même chapitre
K: 13 pages sans photos texte dense mais shémas.
R: 7 pages avec photos dont 2 pleine page
Toute la différence entre « le maître d'école » et « l'hippique ».
2 hommes de chevaux: 1 enseignant et un sportif: 2 expressions différentes.

Prochain épisode les conseils pratiques pour longer et le début du DVD
À suivre...... study


Bien aise de le lire. Je pense qu'effectivement , la différence ne tient pas au fond, car je pense que techniquement nos conseils sont les mêmes. Cependant, moi je m'exprimais en tant qu'enseignant donc en détaillant avec que tout soit clair et compréhensible, alors que M Robert est avant tout cavalier et "n'approfondit" pas autant les conseils donnés. Cette petite intervention pour que Fraxinus n'ait plus ce sentiment de ne pas être lue.
(ah susceptibilité quand tu nous tiens!)............. geek
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Ven 4 Nov 2011 - 17:56

Susceptible? Moi? Même pas vrai! Pas juste; Enfin... si, peut être.... Un peu , tout petit peu . Et puis d'abord comment vous avez deviné hein? Va falloir que je me méfie de ne pas en dire trop. Zen, Frax , reste zen. Vous avez raison Mr Robert, un petit cours de yoga et que ça saute. Et puis dorénavant je m'adresserai à vous et comme je ne recevrai aucune réponse, je pourrai les faire moi même. Gniark Gniark (rire sardonique) Twisted Evil

Aujourd'hui film. Ouais! Décorticage! Oh non, encore.

Introduction
Mr Robert , un reproche: vous ne nous présentez pas vos chevaux. Je ne verrai là que le respect de leur droit à la personne, respect de leur vie privée ect … mais quand même R. Gogue l'a fait, P.F. d'Espèrey idem, Y.Katz itou, H. guillaume me direz vous. D'accord, mais lui s'est contenté de copier les photos du livre de D'Espèrey, donc je ne l'inclus pas.
Pour remédier à votre oubli, je présenterai moi même la belle Catapulte : selle belge de 9 ans pie bai
(infos disponibles sur internet).

Dans cette introduction M.R. Nous montre non seulement comment aborder Catapulte au box tout en dialoguant avec sa jument. Voilà un homme qui sait faire 2 choses en même temps, normal c'est un champion.

Pour vous prouver ce que j'avance , je vais retranscrire ce que dit Catapulte et vous constaterez, avec moi qu'elle est bavarde.

R.: « Quand on rentre dans un box...... » il tend la main gauche vers la jument.
C. tâte la main des vibrisses et sort la langue, touchant la main du bout de la langue à plusieurs reprise en mâchouillant : « oui c'est bien toi, je suis bien, près de toi »

R.: être relâché , tranquille.... »
C.: face à la caméra , oreilles attentives: « Et vous, Vous êtes qui vous? »
se retourne vers R re léchage de la main: «  Après tout on s'en fiche, toi tu es mon ami »
puis se tourne vers la fenêtre, une oreille vers l'extérieur, une oreille vers la caméra, le nez toujours au-dessus de la main: « je suis avec toi, mais je surveille tout le reste »

R.: « je m'approcherai d'abord au niveau de l'épaule... »
C.: 2 oreilles vers l'arrière à l'écoute de ses propres sensations, elle sent la main approcher et attend le contact: « où est ce que tu me va toucher? »
R. pose la main sur son épaule.
C. 1 oreille vers l'extérieur et 1 oreille vers l'intérieur légèrement tournée vers R. : « je suis avec toi , mais il y a (peut être) quelque chose dehors et je surveille la caméra. Ceci correspond à notre regard doux celui qui voit tout sans perdre l'objet de son attention. Nous n'utilisons que le regard mais les chevaux utilisent tous leur sens en même temps.

R. « Où on en est …. » en caressant.
C.L'oreille droite revient vers l'arrière à l'écoute des sensation: « dehors tout va bien! ». La main quitte le contact, avance vers la tête, repart vers la croupe et se pose sur le corps: « qu'est ce que tu fais? »
R. « C'est sûr que des chevaux ….. » main posée sur le coté du garrot.
C.tourne la tête vers lui, prête à rendre la grattouille mais la main s'en va et la jument reprend sa place. Elle mâchouille: « reste là , continue! »
R.: « C'est plutôt un bon accueil ». Plutôt, le mot est faible! La dame sait se tenir mais elle n'est pas avare en démonstration. Il lui passe un licol et la tourne vers la caméra.
C.La tête se lève, attentive, face à la caméra 1 oreille sur le coté à l'écoute de la main sur son garrot, 1 oreille vers l'avant: «  dis? Qu'est ce qu'il fait là celui là , dans le passage? »
R. « ...donc c'est plutôt bon signe... »
C.La queue se lève: « Je ne vais pas pouvoir sortir! »
R. lui tapote l'encolure.
C.la queue redescend et son attention revient sur R. momentanément: « Bon , tu as bien vu? »
les 2 oreilles vers l'avant, attentive à la caméra, tête légèrement tournée vers R. fixe la caméra de l'œil droit dont on voit le « blanc », l'œil gauche vers R.: « Eh! Michel! (je pense qu'elle vous appelle par votre prénom vu votre degré d'intimité au dessus des barres) je ne peux pas sortir! Enfin , tu vois bien quand même! »
Voilà 3 fois qu'elle signale à M.R. que le caméraman bloque la porte du box.
R. : « ...plutôt maniable, plutôt têtu... », il fait tourner C.
C. suit docilement œil et oreille vers la caméra: « puisque je te dis qu'il bloque la porte ». Mâchouillage: « mais si on ne sort plus , ça change tout ».
R. : « Elle est contente que je la grattouille »
C.mâchouille, s'arrête et refixe la caméra: « je suis contente que tu ais changé d'avis, parce qu'il est toujours à la porte. »
R. : « Comme ça, voilà! »
C.l'encolure se baisse, l'oeil se calme, les oreilles reste pointée vers la porte: « hummm, c'est bon. »
R. : « c'est très important »
C.tournant la tête vers lui, le nez allant chercher la main: « ça c'est vrai ça! Tu n'as vraiment rien dans les mains? Fais voir! »
R. : « ..l'ambiance , pas la même... »
C.retire sa tête , œil doux, oreille gauche en arrière, oreille droite vers la caméra (priorité à la caméra): « très juste continue »
R. : « ...la coopération pas la même.. » en allant caresser la croupe.
C.relève la tête, sort la langue et la rentre à plusieurs reprise, oreille droite coté R. vers l'arrière attentive à R.: « Où est ce que tu vas? » oreille gauche en avant vers la caméra: priorité à R. sans quitter la caméra: « Il est toujours là » , langue sortie: « Reviens! Ne me laisse pas avec l'alien! »
R. tapote la croupe et reprend ses caresses à 2 mains
C.cesse de mâchouiller: « Tu es toujours avec moi, OK! » les 2 oreilles et l'œil « blanc «  vers la caméra: « mais qu'est ce qu'il fait encore là celui là? »
R. : « Certains chevaux peuvent être sensible ici au niveau du flanc... » sa main arrive au niveau du point ovaire.
C.les 2 oreilles vers R; calme, attentive: « Qu'est ce que tu fais là? »
R. : « se méfier un petit peu au niveau... » revient vers l'épaule toujours caressant.
C.baisse légèrement la tête , oreilles de part et d'autre , concentrée sur les mains: « séance câlin, super » mais l'œil toujours vers la caméra: « toi par contre je te garde à l'œil on ne sait jamais »
R. « ...prudence et ressenti.. » en s'appuyant vers la jument.
C.tourne la tête vers le fond du box puis revient plus bas , œil calme oreille de part et d'autre, vers l'arrière à l'écoute de R. : « On retourne à la fenêtre? Non? Bon, tu es bien là, tu es avec moi. »
R. : « Tous ces gestes là, les chevaux les ressentent..; »
C.: «  Je retourne vers le fond » R. reste sur sur place. C. revient vers lui : «  Non ? Alors qu'est ce qu'on fait? »
R. s'adressant à sa jument: « On va travailler? » et prend le licol par la droite.
C.résiste: « Tu n'es pas du bon coté. »
R. change de coté: « T'arrive mieux là ? Voilà! »
C.pas en avant : « j'arrive »
R. : « Elle préfère que je la prenne du coté gauche que du coté droit. »
Très juste! Merci Mr Robert! Pour ce dialogue ou plutôt ce « trilogue » qu'en homme de cheval accompli vous menez d'une main de maître, pardon d'une voix de maître. Sans murmure, ni chuchotement mais grâce à une écoute attentive de votre partenaire qui vous le rend bien.

Quant à moi, en plus d'avoir fait d'une pierre 2 coups (voir « ce que les chevaux nous disent »)
J'espère vous avoir donné un aperçu du bavardage constant de nos compagnons. Certains traducteurs plus aguerris trouveront certainement que ma traduction manque de concision, précision ect... mais je n'ai jamais été douée pour les langues étrangères et je ne demande qu'à me perfectionner. study
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Lun 7 Nov 2011 - 18:12

lecture 3
conseils pratiques pour longer


Notez bien le titre: on ne vous apprends pas à longer , il y a des enseignants dont c'est le travail, on va simplement vous dispensez quelques conseils. Razz

Introduction.

« Il est préférable de longer dans un espace délimité: angle de carrière , un cercle matérialisé par des barres au sol (hippique ne l'oublions pas) … l'idéal étant le rond de longe. »
ah ah! Mr Robert vous n'êtes pas d'accord avec Mr Katz , simple constatation! J'en déduis que vous longez essentiellement en cercle en dehors du passage de barres , je suppose. Rolling Eyes

Conseil supplémentaire : « si vous longez au milieu d'une prairie , une éducation préalable de votre cheval est nécessaire pour obtenir une bonne connexion » Merci!!! Heu! Quelle éducation???

« Quelques règles de sécurité »

Hors de portée des postérieurs, pas de longe au sol pour ne pas risquer que le cheval se prenne dedans, et.... pas d'éperons pour éviter le risque de chute du cavalier.
C'est étrange cette obsession des éperons, à croire que les cavaliers descendent de cheval en cours de travail monté pour longer, je ne dis pas que cela ne se fait pas, mais … je plaisante. Smile

La longe

2 longueurs: 3,70m , donc pour un cheval déjà bien avancé dans le travail, mais, vous ne le précisez pas « pour rester hors de portée des postérieurs » dites vous, c'est vrai que les hippiques eux prennent soin de conserver toute la fraicheur du cheval au travail, l'une de leur nombreuses qualités (sans ironie aucune); troisième possibilité (attention ironie) cette longueur rappelle celle qu'utilise les « naturistes », est ce encore pour nous prouver qu'ils n'ont rien inventé ou que vous êtes capable de vous adapter?... J'exagère? Oui c'est vrai. pale

Mais vous utilisez également une longe de 10m ,ce qui est très classique. Non, pas classique, pragmatique bien sûr. Wink

« le longeur doit s'entraîner à manipuler la longe » c'est évident mais avouez que sans cheval ce serait mieux. Pardon , vous le dites dans le DVD, j'ai parlez trop vite. silent

Photo1: longe en huit, très bien car dans le DVD la longe est aussi enroulée en cercle concentrique dans la main du longeur ce qui est dangereux, à mon humble avis, comme vous le soulignez dans le DVD. Photos 2: autre façon de tenir la longe. Dommage que ce soit cette façon de tenir que vous avez privilégiée pour la photo, car elle est plus « dure » que tenue comme une rêne.; les photos ayant toujours plus d'impact que le texte.

Comme Mr Katz vous vous êtes laissé photographier les mains sans gants . Je suppose que c'est pour les mêmes raisons: contraste de longe noire dans une main blanche. Dans le DVD vous précisez bien: ne pas longer sans gants et vous joignez l'image à la parole.
Bien sûr comme beaucoup d'entre nous, longeurs , vous pratiquez sans gant mais, au moins, vous êtes conscient des règles de sécurité élémentaires , libre à chacun de les suivre ou non. tongue

Le licol en corde.

Le fameux licol en corde des « naturistes » revu et corrigé par un « hippique ». photo pleine page
d'un portrait de cheval en licol en corde pour apprécier les modifications effectuées: licol ajusté sans serrer, une sous gorge pour le garder en place, muserole à l'emplacement classique et mousqueton coulissant librement de droite à gauche des montants.

Et bien à mon dam, je dois avouer que celui-ci me plaît assez. La finesse de la corde utilisée nécessite une très bonne main, ce serait la seule objection. Mais après tout c'est au cavalier d'éduquer sa main n'est ce pas? cyclops

phrase en gras: « tous les chevaux peuvent être longer en licol en corde, même les plus chauds et les plus difficiles. Vu la finesse du licol je suis d'accord si au bout de la longe se trouve un longeur qualifié sinon....

Avec Michel Robert au bout de la longe ça ne fait aucun doute. Hélas tout le monde n'est pas Michel Robert. Rolling Eyes

La justification de l'emploi du licol est convaincante (les enrênements sont à proscrire pour un travail dans la décontraction) mais elle ne fait appel qu'à la comparaison avec le filet. Qu'en est-il du caveçon? Question

Un post it rappelle que les muserolles trop serrées sont aussi à proscrire et c'est un point qu'on passe souvent sous silence donc merci de le mettre ainsi en exergue.

Autre point que vous soulignez à juste titre: la longe en Colbert sur le filet. Je vais chipoter sur votre justification: « en procédant ainsi vous ne cédez jamais sur la bouche du cheval » . tout dépend de la main du longeur et surtout de l'épaisseur de la longe qui passe dans les anneaux du mors. Ceci dit je n'aime pas la longe en Colbert pour ses actions sur la nuque du cheval , donc je vous rejoins.

La chambrière

Pas de désensibilisation à la chambrière. J'ai une explication sous le coude. Vous dites « elle est en principe utilisée pour stimuler le mouvement en avant », comme mon instructeur qui était un « hippique » lui aussi. Je vous soumets ce que j'ai retenu de mon passage parmi les « hippiques ». Le mouvement en avant est primordial, donc il vaut mieux que le cheval « craigne » la chambrière pour qu'elle garde son efficacité; de plus, pourquoi caresser le cheval avec une chambrière puisqu'elle ne servira jamais à cela , donc la désensibilisation est inutile et une perte de temps. Ceci nécessite de la part du longeur une grande dextérité dans le maniement de la chambrière en particulier lorsqu'il amène le cheval sur la carrière ou lorsqu'il change de main en se rapprochant du cheval. Et ces chevaux là, et ma propre maladresse, m'ont appris l'utilité de la désensibilisation. Like a Star @ heaven
Mais comme mon instructeur, vous préférez vous en passez si le cheval a peur.
Le DVD est décidément très utile pour apprécier votre « politesse » à l'égard de vos chevaux. En effet vos gestes sont précis et sobres en particulier lorsque vous touchez ou effleurez l'antérieur de votre cheval avec le stick, ce qui me fait dire que le cheval n'a pas été désensibilisé et que malgré cela il reste calme quand vous vous en servez. Wink

2 tenues pour la chambrière: en canne à pêche , pour stimuler ; en cravache pour les sensibles.
Ceci me fait comprendre que vous ne longez que très rarement sur des cercle de plus de 7 mètres de rayons avec une chambrière capable d'atteindre le cheval à cette distance car ces 2 façons de tenir sont l'une (tenue « cravache ») inutile et dangereuse l'autre (tenue canne à pêche) trop fatigante pour le poignet. Oui je sais : la voltige est un autre monde dans lequel pourtant les chevaux sont gymnastiqués au saut en longe et montés. Ce n'est pas de l'hippique c'est sûr! jocolor

Vous affinez les aides au point de ne vous servir plus que du flot de la longe (encore du « naturisme » , mais avouez que cela manque de précision) d'un appel de langue ou d'un mouvement du buste;
L'idéal dites vous : « on finit avec rien du tout » vous me faites baver d'envie.

Sécurité. DVD
Attention en mettant le cheval sur le cercle à éviter un coup de pied. Car comme vous le justifiez un cheval , par jeu peut envoyer une ruade. Je vous remercie de clarifier le terme « jeu » qui est actuellement employé à toutes les sauces. Un cheval ne joue qu'avec ses moyens de cheval et je pense qu'il ne doit pas nous considérer comme un partenaire de jeu car nous en avons pas les moyens physiques. Vous dites : « malgré qu'ils soient très précis dans leurs gestes, il y a toujours un risque ». à nous de l'éduquer ou de nous tenir à distance, mais en tous les cas restons en conscient et vigilant.


prochain épisode : le comportement du longeur

à suivre.... study

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yveskatz

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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 8 Nov 2011 - 7:15

N'ayez crainte, Fraxinus, nous lisons même si nous n'avons aucun commentaire à apporter!................... geek
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 8 Nov 2011 - 11:04

Idem.
Décorticage et cabotinage... Razz

Ce n'est pas que votre description manque de précision What a Face , mais je visualise mal les modifications apportées au licol en corde et ce "mousqueton coulissant librement de droite à gauche des montants". Question Pas si libre que ça en-dessous, car il y a quand même le noeud fiador qui doit le bloquer à mi-chemin?

Fort intéressantes, vos analyses comparatives des deux ouvrages, l'un de sensibilité classique, et l'autre nourri de méthodes "éthologiques". Il y en aura pour les goûts de chacun en fonction de sa propre sensibilité. (classique pour ma part)
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 8 Nov 2011 - 18:27

Quoi? Il y a du monde? Saint George a donc entendu mes prières qu'il en soit loué!!!!

Si le décorticage est un tic, le cabotinage a pour but de rompre mon ennui et le vôtre aussi , j'espère.

Le licol de Michel Robert ressemble beaucoup à un licol classique, muserolle qui devient montants et têtière. La sous gorge est rapportée. Il n'y a pas d'alliance (ou sous barbe), pas d' anneaux, mais des nœuds. La muserolle n'est pas ajustée pour permettre à la têtière de passer par dessus les oreilles lorsqu'on l'enfile au cheval. Un mousqueton de pompier peut donc coulisser du montant droit au montant gauche et inversement dans la partie inférieure de la muserolle. Il sera bloqué par les nœuds des montants. Michel Robert explique sur le DVD que la liberté du mousqueton évite au cheval de casser ou tordre la nuque quand le longeur le sollicite ce qui est le cas en licol classique où le mousqueton s'attache dans l'anneau de l'alliance.

Si le livre permet de croire à la reconversion « éthologique » de Mr Robert, le DVD ne laisse, à mon avis, aucun doute quant à sa formation classique. J'y reconnais trop mon propre instructeur qui était un homme de cheval de l'école classique avec tout ce que cela comporte de connaissances approfondies du cheval et du respect de sa « personne »

Encore merci pour vos interventions . sunny

Ce soir pas de lecture, je masse... enfin je vais essayer de masser de façon précise, concise et claire.(sujet: transpiration d'un cheval) lol!


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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Jeu 10 Nov 2011 - 8:53

Merci Fraxinus.
Nul risque de s'ennuyer ici. Laughing

Au sujet de ce fameux licol, c'est plus clair avec vos explications (j'en déduisais à ma plus grande perplexité qu'il ne pouvait pas y avoir de noeud d'attache!??), et une petite recherche sur Google nous apportera le fin mot de l'histoire ( 1) tiens, ça se vend dans le commerce! 2) effectivement, il n'y a pas de noeud d'attache geek ):



En somme, effet latéral comme quand on attache la longe sur un anneau du mors, sauf que là, ça coulisse librement d'un côté à l'autre et on change de main comme on veut. (je n'accroche pas trop à cet engouement pour les bouts de ficelle et les noeuds sur la tête des chevaux, mais l'outil me semble simple et pas bête Smile )
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Jeu 10 Nov 2011 - 10:01

pour ne pas mourir idiot ( ou le moins possible!), j'ai testé le licol de MR pour le travail à la longe. Je confirme ma première impression: une action un peu trop importante sur la longe peut créer une rotation au tour de la nuque, néfaste pour une bonne éducation . il est bien évident qu'avec un longeur expert et un cheval éduqué, le risque est moindre.. Pour pallier à ce t inconvénient, j'ai harnaché mon cheval et passer la longe dans l'anneau intérieur du mors et l'ai attaché sur la partie inférieure du licol. Cela permet un première approche de l'action sur le mors avec un cheval en éducation. J'ai aussi testé l'attache de la longe sur la partie du licol qui passe sur le chanfrein...on retrouve l'action que l'on obtient avec un licol classique, relié de cette façon à la longe, avec une action éventuellement un peu plus dure et un risque de montant qui vienne agacer l'oeil extérieur du cheval..........................
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Jeu 10 Nov 2011 - 17:49

Merci pour vos intervention. Enfin des compléments d'information utiles et nécessaires. bounce
Ce fameux licol se vend... Livre DVD produits dérivés , le plan com. de Mr Robert est parfaitement au point. Impossible d'échapper au marketing. Votre test permet de mettre en évidence les faiblesse de ce type de matériel. Le risque de passer sur l'œil du cheval rend son utilisation , à mes yeux, rédhibitoire. Suspect
Pour avoir monter des chevaux borgnes, je vous livre en vrac quelques remarques sur le sujet. 1Er on s'entendait très bien , entre borgnes on se comprend. 2Eme surtout entre borgnes droits , nous avions développé les même compensations ostéoarticulaires, la difficulté se situe entre borgnes complémentaires: cheval borgne gauche , moi à droite. Les compensations étaient contraires ce qui m'obligeait à me « vriller » dans l'autre sens. pirat
C'est excellent pour apprendre à devenir ambidextre, me direz vous, mais ceci soulève un autre questionnement sur les capacités du cavalier à travailler la rectitude de son cheval. Imaginez un cavalier: droitier de l'oreille , gaucher de l'œil, droitier de la main, gaucher de la jambe: il est mal « foutu »! Certes! Mais ce cas d'école existe, je vous assure; Quand on pense droitier ou gaucher, on ne pense qu'aux mains en oubliant le reste. De même, le fait d'être ambidextre pour certaines activités (maniement de la fourche à fumier) n'implique pas qu'on le soit pour toutes (maniement du balai). Tout ceci pour vous dire que travailler la rectitude d'un cheval implique la « rectitude » du cavalier ce qui complique considérablement la donne. Je ne m'éloigne pas tant que cela de mon sujet d'origine car Michel Robert y fait allusion lors du travail en liberté de Catapulte. Or il est cavalier depuis des décennies et a dû monter un nombre considérable de chevaux mais éprouve encore des difficultés à faire tourner sa jument à droite, alors qu'elle le fait parfaitement en liberté.... il y a des jours ou la « bonne équitation » me paraît plus difficile à atteindre que la quadrature du cercle. pale

Après cette digression partie d'un licol de corde, qui comme je le pensais au départ, n'est qu'un pur produit marketing, revenons en à...

lecture 4
Les aides et le comportement du longeur.

Introduction
Comme à cheval, vous soulignez l'importance de la position du longeur pour une communication efficace avec le cheval.
Phrase en gras: « beaucoup de longeurs n'imaginent pas à quel point la moindre crispation ou la moindre tension d'un de leur muscle peut avoir de répercutions néfastes sur la bonne communication avec le cheval ». Et dans le développement qui suit je soulignerai cette affirmation qui me paraît la justification la plus importante: « celle d'imposer sa volonté tout en restant perméable aux possibilités physiques de son cheval ». Un mélange de rigueur morale et de souplesse physique qui permet, sans quitter le but à atteindre, de faire preuve de patience et d'indulgence envers notre élève cheval. Ce que Mr Katz avait traduit par : « Sachez être rigoureux sans être trop exigeant. Que votre cheval ait le temps de comprendre ce que vous attendez de lui ». geek

Chacun choisira la formule qui lui convient. Les 2 exprimant l'essentiel à savoir le respect du cheval. flower

Le sportif met l'accent sur le physique du cheval (un cheval bien dans son corps est bien dans sa tête) et du longeur: « ….attentif à notre comportement et adopter une attitude d'ouverture....prêt à évoluer dans toutes les directions et regard panoramique »

La position du longeur.
Petit aparté « éthologique » (la mode que voulez vous personnes n'y échappe) que je livre tel quel: « Les chevaux sont des animaux grégaires et, pour eux , se placer sous la responsabilité d'un « leader », qu'il s'agisse d'un membre de leur espèce, ou d'un cavalier est plutôt source de confort.
Ainsi, qu'il soit monté ou longé, votre cheval appréciera d'évoluer dans le cadre rassurant de vos aides. En écartant vos bras en V avec d'un coté la longe et de l'autre la chambrière, vous placez l'ensemble du cheval sous contrôle en délimitant une zone de confort pour lui, comme vous le faites entre jambes et mains lorsque vous êtes sur son dos. »
Et voilà comment une position qui relève de l'hyper classicisme se retrouve accommodée à la sauce « éthologique ». Je plaisante, je plaisante j'en vois déjà certains brandir les carrot sticks, c'est pour RIRE!!!. Pfou! C'est que certains « naturistes » on le geste prompt et dire que c'est moi qu'on traite de susceptible! affraid

Position de base : au centre par rapport au corps du cheval,en arrière du centre du cheval: accélérer; en avant du centre du cheval, ralentir. Classique vous dis-je. tongue
Ah! remarque pédagogique: (moins mis en évidence que dans l'ouvrage précédent) suivez votre cheval dans un premier temps pour finir par imposer votre tracé. Ultra classique! tongue

P28 et 29 attention pas d'image.
Le regard 1 page et ½ . De l'importance du regard en éthologie après une incursion chez Sally Swift ou plutôt la méthode Alexander qui l'inspira. Je me « marre » mais, je m'explique. Avez vu monter Laetitia Bernard, aveugle de naissance, quintuple championne de France de CSO handisport que vous avez vous même piloté sur un parcours Mr Robert? Vous ne pouvez l'avoir oublié. Rolling Eyes

Bien sûr toutes vos remarques sur le regard sont très pertinentes, certaines explications me laisse néanmoins dubitative. Si le regard fixe est signe pour le cheval de l'attaque imminente du prédateur , je n'en doute pas. Mais le post it donne des explications...qui mériteraient un décorticage. Mais elles sont contredites par la fin du passage sur la voix: « si la voix est une aide efficace, nous verrons qu'en affinant la connexion avec le cheval, il est possible de tendre vers une communication plus subtile, basée en priorité sur notre langage corporel. » oui j'approuve et je dirais même plus (comme les Dupond et Dupont de Tintin) encore plus subtile. scratch

P29 la voix: que du classique, je passe à la p30 la respiration.
Voilà l'explication de la bibliographie non équestre: l'influence de la respiration sur notre état physique et mental et donc sur celui du cheval. Si la première phrase explicative me paraît un peu trop « naturiste » à mon goût« parce que les chevaux communiquent par échange de souffle ils sont sensible à notre propre respiration » tout le reste est très juste et m'a été enseigné par mon instructeur qui était un grand sifflotteur sans être un adepte du yoga. Comme quoi les grands esprits se rencontrent même si leur route sont différentes. Wink

P30 exercice de respiration yogique fort instructive et
bien à propos.

P31 l'énergie corporelle
« L'énergie que nous transmettons aux autres provient avant tout de notre état mental et physique. Ainsi, notre force de persuasion dépend en grande partie de notre détermination et des postures que nous adoptons, consciemment ou non. »
Et vous continuez par un exemple qui est nettement plus recevable que le pot it sur le regard.
« une personne complètement relâchée musculairement, les épaules tombantes et le regard dirigé vers le sol ne dégage aucune énergie et aura peu de chance de faire respecter ses demandes. » Là d'accord! Le regard n'est pas seul, c'est nettement plus compréhensible. Smile

« Les chevaux sont très sensibles à toutes ces attitudes et même à d'infimes détails qu'ils savent parfaitement interpréter... » Oui si vous pouviez développer ce point là ma reconnaissance vous serait inconditionnellement acquise!!!! I love you Mais non , tant pis! Crying or Very sad
« Ils sont donc naturellement à l'affut de tous signaux provenant du longeur » ça, c'est parce qu'ils aiment la conversation, comme tous les bavards. cheers

« d'où l'intérêt d'établir des codes subtils et bien dosés qui s'avèreront toujours plus efficaces que la contrainte physique »
Belle conclusion sur l'énergie. sunny

P34 le contact léger et permanent.
Laisser le cheval utiliser son balancier naturel : la tête et l'encolure sans le gêner.
« Le contact idéal correspond au simple poids de la longe sur le licol. » oui!
«  Cette dernière pouvant être détendue au maximum , à condition de ne pas toucher le sol. ». à mon humble avis, ceci correspond à la « descente de main » qu'accorde le longeur à son cheval. J'aimerai plus de précisions. La longe, comme les rênes, part de l'épaules du longeur qui doit par la décontraction de l'épaule et la souplesse de son bras accompagner, de manière passive, le balancier du cheval. Donc si la longe est trop incurvée, le cheval la sent toujours rien que par son poids sur le mousqueton, poids qui est fonction de la longueur de la longe mais le contact avec la « main » du longeur n'est-il pas rompu? Ce qui est acceptable si le longeur décide de vérifier la compréhension et l'acceptation, de la part du longé, d' un exercice donné. Qu'en pense les adeptes de la longe? Question

P35 Nous abordons la « rectitude » sur le cercle, enfin... je suppose. Rolling Eyes
Là , nous retrouvons l' « hippique »!
Si le cheval tire vers l'extérieur, accompagnez pour donner du mou à la longe et tirez un coup bref. Je schématise, mais avouez que « agissez par une action forte et brève en reculant le coude » peut vite se transformer en « tirez ».
Si le cheval détend la longe en revenant vers l'intérieur, il manque d'impulsion , mettez le en avant! Suspect

Des explications supplémentaires? Allez voir Katz! Je plaisante, si, je vous assure! C'est qu'il sait longer Mr Robert et donc manier une chambrière! Alors, courage, fuyons! lol!

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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Dim 13 Nov 2011 - 18:46

Lecture 5

Le langage du cheval Razz
« C'est passionnant et tellement profitable pour votre équitation »!!!!! Génial! Les grands esprits se rencontre.
Je vous entends d'ici renâcler! Ne montez pas sur vos grand chevaux! affraid
Je RECTIFIE! Un petit tout petit esprit rencontre un grand. Làààà ça va mieux! C'est vrai ça, Frax, pour qui tu te prends ! tongue

Phrase en gras
« Les chevaux ne sont pas des machines, mais des êtres vivants et pensants »
Madames et messieurs les « naturistes » voici la preuve, si besoin en était, que les chevaux ont un cerveau et que les grands cavaliers le savent et en tiennent compte. cheers
« Collaborer avec eux dans la compréhension mutuelle, c'est bien là tout l'intérêt de notre sport. »

Je plaisante mais en aucun cas , je n'ironise sur ce sujet qui me tient à cœur comme vous le savez. Ce livre est l'un des rares (mais j'avoue que je suis très loin de tout lire) qui consacre 2 chapitres à ce sujet: celui- ci et le suivant : « les bases de la compréhension ».
Pour m'amender auprès de tous ceux qui trouvent que je traite, parfois, ce livre un peu trop à la légère; l'auteur ne peux pas me répondre, contrairement à mon précédent décorticage où je me suis retenue; pour m'amender , donc, je dirai que je trouve ici tout l'apport bénéfique de ce nouveau courant équestre qu'amènent les « chuchoteurs ». Mais j'y reviendrai de façon plus détaillée dans ma conclusion. pale

« La mastication »
« Ok, j'ai compris! Arrête la pression, je fais ce que je peux » dit le cheval. Et Mr Robert , vous ajoutez , à juste titre: « insister, c'est dépasser la limite et aller au devant du conflit » ou de l'abrutissement. Comme quoi un « hippique » classique connait parfaitement la signification du fameux joint up de Monty Roberts. Joint-up si souvent décrié comme toute les méthodes imparfaitement comprises laissées aux mains de béotiens. No
Mais vous avez remarqué, il fait parler le cheval, j'adore ça. I love you

« Le grincement de dents »
Ici par contre, on retrouve le cavalier classique. « Les chevaux qui n'en peuvent plus d'être coincés par des muserolles trop serrées, des enrênements ou des embouchures trop dures. Le grincement de dents est dans tous les cas un signe de souffrance ou de contrainte excessive. Certains chevaux sont tellement contractés qu'ils finissent même par grincer des dents en licol. »

« Pas de décontraction de mâchoire en particulier mais l'ensemble du corps ». Ça me rappelle étrangement quelqu'un, pas vous? Wink

Mais! Il faut bien un mais.
« si un cheval à la bouche raide à droite , je vais plutôt voir du côté du postérieur gauche. » cette manie des raccourcis. Mr Robert, vous en dites trop et pas assez c'est horripilant! Me voilà bonne pour aller fouiller dans mes bouquins car j'ai déjà entendu parler des postérieurs qu'on ressent dans la main. Ah! Cette fichue main. Si ça continue je vais me convertir au « naturisme » et monter des chevaux nus! À moins que quelqu'un, parmi vous amis lecteurs, aurait l'immense bonté de m'expliquer cela? J'ai trouvé, je poserai donc mes questions dans le sujet: calme en avant DROIT. drunken

« Les crottins »
à répétition: inquiétude. Mais peuvent être liés au fait que la flexion de l'arrière main provoque une certaine tension sur l'abdomen.

« Les mouvements des oreilles »
« compréhension, questionnement (illustrés par des photos). Écoute, peur, colère... »? dommage , c'est un peu succinct. Rolling Eyes

« La respiration du cheval »
La respiration est l'un des sujet clé de Michel Robert , nous l'avons déjà vu à propos du cavalier.
Donc comme pour le cavalier, une respiration calme et régulière est un indice de calme intérieur et de décontraction dans le travail. Toute irrégularité ou blocage doit alerter le longeur de même que le bruit de larynx qui « manifeste probablement une contrariété ou une douleur ». Dans cette phrase c'est le mot « probablement » qui m'alerte. Pourquoi écrivez vous probablement Mr Robert? Question

« Les mouvements de la queue »

« Les fouaillements de queue sont des signes de contrariété en lien avec une gêne de type éperons ou jambes qui chatouille. » Jusque là je vous suis parfaitement. Mais: « C'est un comportement que l'on retrouve aussi très souvent chez les juments et les chevaux rétifs. »
Dois je comprendre que les juments sont assimilées à des chevaux rétifs? Serait-ce du machisme de bas étage? Enfin Mr Robert, voilà une affirmation indigne de l'image que j'ai de vous. Shocked

Lorsque le cavalier sollicite l'engagement des postérieurs ou le croisement des postérieurs il sollicite les vertèbres lombaires soit en flexion, soit en torsion: « le cheval a en effet un ligament supplémentaire dans l'articulation de la hanche qui l'empêche d'écarter latéralement son membre postérieur; il ne peut donc le faire qu'en basculant son bassin grâce à une torsion des vertèbres lombaires autour de l'axe longitudinal. »Dr Giniaux
La première lombaire est liée aux ovaires , donc une jument qui fouaille de la queue lors d'une action de jambe ou simplement de la chambrière qui demande plus d'impulsion, exprime un trouble ou une douleur ovarienne et plus précisément un « blocage » de L1. Les hongres qui sont gênés par leur cicatrice de castration répondent également par un blocage L1. Voilà pour les rétifs en tout genre. Les chevaux parlent et ne cachent rien.

Ces précisions sont pour vous amis lecteur , pour justifier mon interpellation car Mr Robert lui est parfaitement au courant de tout cela, je n'en doute pas; je regrette simplement et une fois de plus sa trop grande concision. Suspect

« Les bases de la compréhension » ou de la pédagogie appliquée au cheval. bounce

1er« Soyez présent et ouvert à l'échange »
2eme « exprimez et imposez progressivement vos demande »
3eme « Céder pour dire « Oui, c'est ça que je veux »
Tout le chapitre peut se résumer en « préparer , demander , laisser faire » « demander souvent, se contenter de peu, récompenser beaucoup » en explications détaillées. sunny

S'il y a bien un chapitre dans le livre qui peut réconcilier les anciens « classiques » et les modernes « naturistes » c'est celui là. Les « grands » le savent; reste à convaincre les cavaliers « ordinaires » auxquels il ne manquent, finalement, que quelques éléments de culture. Laughing

Je me contente donc de recopier quelques phrases qui m'ont parue importantes et qui pour la plupart sont en gras dans le livre.

« Garder son cheval dans une vitesse et un tracé précis. Les chevaux ont besoin d'être guidés et rassurés en permanence sur ce qu'il doivent faire ».
« Au départ , contentez vous d'un simple « début de réponse ».
« L'objectif du dressage est de réduire le temps de réponse et de faire disparaître les incompréhensions ».
« Attention à ne pas placer votre ego dans vos actions. Les chevaux ne cherchent jamais à avoir raison, ce qui importent pour eux, c'est de trouver leur confort. »
« Il faut garder de la noblesse et de la beauté dans le travail, c'est à,dire un cheval fier, délié dans ses mouvements les oreilles en avant et respectant une cadence et un tracé précis. »
« S'il n 'est pas interdit de distribuer quelques friandises, il faut cependant s'attacher à ne pas créer de dépendance ou de frustration par rapport à des éléments extérieurs ».

Merci de nous livrer vos « secrets de dressage » Mr Robert Wink

à suivre... study
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Lun 14 Nov 2011 - 10:39

fraxinus a écrit:
Donc si la longe est trop incurvée, le cheval la sent toujours rien que par son poids sur le mousqueton, poids qui est fonction de la longueur de la longe mais le contact avec la « main » du longeur n'est-il pas rompu? Ce qui est acceptable si le longeur décide de vérifier la compréhension et l'acceptation, de la part du longé, d' un exercice donné. Qu'en pense les adeptes de la longe? Question
De toute façon, si l'on appliquait une tension réelle (et donc latérale) sur la longe, elle serait forcément compensée par les muscles de l'encolure du côté opposé? Le cheval appliquerait forcément une résistance égale de son côté, pour maintenir sa trajectoire: s'il y cédait, il reviendrait alors vers le longeur, et pour s'éloigner, il devrait résister davantage que la traction appliquée par le longeur? Donc pas fameux pour la légèreté et la décontraction.

Ce que je comprends pour ma part par "longe tendue", c'est pas totalement relâchée, et longueur fixée par le longeur, maintenue par le cheval (en conservant la trajectoire demandée).

Et "au contact", ça ne veut pas dire sous tension, mais comme ce que disait d'Orgeix: "pas besoin qu'un fil soit tendu pour que le courant passe". Le "fil" peut très bien être flottant, et le longeur comme le cheval être à l'écoute de la moindre information qu'il transmet. Pour moi, c'est cela, être au contact. On "se ressent" réciproquement d'un bout à l'autre. La tension qui anime ce fil est impalpable, pas à prendre au sens littéral du terme. Smile

Citation :
Si le cheval tire vers l'extérieur, accompagnez pour donner du mou à la longe et tirez un coup bref. Je schématise, mais avouez que « agissez par une action forte et brève en reculant le coude » peut vite se transformer en « tirez ».
Nous en déduisons donc qu'on détend préalablement la longe, pour qu'elle puisse transmettre la demande du longeur. CQFD lol!
Pour avoir pratiqué cela en "éthologie", non, c'est précisément le contraire de tirer: on transmet une secousse sur une longe longue pour reprendre le contrôle du cheval sans tirer sur la longe (et donc sans lui laisser la possibilité de tirer en retour -> on éduque).

Citation :
Si le cheval détend la longe en revenant vers l'intérieur, il manque d'impulsion , mettez le en avant! Suspect
Ben je fais pareil clown à la schlague, tout en proférant un convaincu "Arbeit macht frei" à l'égard du canasson fautif.
Non, je plaisante, pour la schlague et la devise.
Mais je remets énergiquement en avant quand même. Ma foi, mes expériences tombent plutôt en accord avec ce que dit Y. Robert et ce qu'on m'a enseigné: ça ne m'arrive que quand mon cheval manque d'impulsion, et la remise en avant résoud le problème.
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Lun 14 Nov 2011 - 18:07

Contact:
Je vous suis parfaitement et j'approuve totalement. bounce
Mais je me suis rendue compte en relisant que je fais un amalgame entre longer en licol et longer en mors d'où mon manque de clarté en parlant du contact. Entièrement de ma faute car j'ai utilisé le mot mousqueton. pale

Donc je m'explique:
Voltige en cercle. Cheval en filet et rênes coulissantes à l'entrainement, élastiques en compétition.
Je vous entends râler: les enrêments.... mais il n'y avait pas le choix, c'était comme ça. Et l'avantage c'est que j'ai appris à m'en servir , enfin je crois.
Donc , en longe : cheval sur la main, je n'ose employer le terme « en main » car je ne l'ai jamais entendu prononcer par mes formateurs (Saumur et 1er au jeux mondiaux).
Tension de la longe par le cheval, au poids de la longe tenue entre pouce et index pour permettre aux doigts du longeur de jouer comme sur une rêne. Par exemple, pour raccourcir la foulée de galop ou l'allonger selon le besoin du voltigeur tout en gardant la même cadence, en variant simplement le rebond de la foulée, le tout en souplesse, s'en à coup sinon les voltigeurs sont perturbés dans leur équilibre (utile et pragmatique). Le bras (depuis l'épaule) du longeur suit la bouche du cheval pour amortir la longe et garder la possibilité d'action des doigts.
Cette digression sur la voltige n'a pour but que de vous expliquer que je longe toujours de cette façon là même en caveçon sur un cheval mis. Sur un jeune cheval au débourrage je me contente de la définition de D'orgeix.
En relisant votre écrit et le mien, c'est peut être le terme « tension » que nous n'interprétons pas de la même façon. Question
Je cherche une relation avec la bouche ou le chanfrein du cheval mis, relation qui se traduit, vue de l'extérieur par un hypothétique observateur, par une longe proche de l'horizontale (carrément horizontale le cheval ou le longeur tire), suffisamment proche pour les doigts du longeur puissent jouer librement dessus et transmettre des informations au cheval. Cette relation ne peut donc pas être obtenue si chacun « tire » de son coté. What a Face

Pour le cheval qui tire vers l'extérieur, ma remarque était une boutade due à l'expression « en reculant le coude » de Mr Robert. clown (Ne jamais reculer le coude, disais mon instructeur « hippique ») Je vous livre l'extrait en entier et vous comprendrez que nous sommes tous les 3 entièrement d'accords sur sa façon de faire:
« si le cheval tire vers l'extérieur, commencez par accompagner le mouvement, (donc comme vous le dites on détend préalablement la longe), puis agissez par une action forte et brève sur la longe en reculant le coude »
Donc on agit par une action horizontale, sur une longe détendue, ce qui me semble plus sain que le « coup de sonnette » mais nécessite plus de dextérité aussi.

Dernier point: «  si le cheval à tendance à détendre sa longe »
Ce qu'il peut faire en « tombant » sur sur son épaule interne et en fuyant des hanches à l'extérieur. Dans ce cas , il me semble qu'un surcroit d'impulsion ne soit pas forcément la bonne solution, mais plutôt la chambrière à l'épaule intérieure, qui agit en cadence avec le lever du membre.

Mais je ferai bien de revoir le cours sur la rectitude de Mr Katz, cours qui se trouve dans le sujet « réflexions sur un ouvrage » post « stade 2 la rectitude ». study

Merci pour votre intervention Nathalie, je lue et même décortiquée, moi qui adore les chipotages , je suis servie, merci encore! cheers
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mer 16 Nov 2011 - 18:50

lecture 6
« Les bases du travail en longe. »
p44 cette page correspond à l'introduction du DVD (voir plus haut) c'est à dire l'abord du cheval au box.
Mr robert insiste sur l'attention à porter aux réactions du cheval pour déceler son degré de confiance, sa sensibilité aux demandes , sa réactivité qui peut varier selon le coté, en insistant sur les objectifs de travail qui « consistera à faire disparaître ces éventuelles réactions de défiance, ces douleurs ou faiblesses au niveau de telle ou telle partie de son corps. »
Comme il l'a déjà souligné le travail en longe est à envisager comme une rééducation physique et psychique du cheval. sunny

Dans ce paragraphe une phrase (3 en fait) me paraît très importante: « Exprimez clairement vos intentions. Si vous n'osez pas le faire à haute voix , faites le intérieurement. Les chevaux sont capables de décoder une infinité de messages. » ce que je traduis par: le langage corporel n'est pas le seul à transmettre des messages, mais je ne suis peut être pas impartiale dans ce domaine. Smile

P46 « les premiers cercles »
Vous ne trouverez pas dans ce paragraphe de méthode définie pour mettre un jeune en longe. Il n'existe pas de méthode définie d'ailleurs, car trop de facteurs entre en jeux. Le plus important étant l'expérience du longeur et sa capacité à se connecter au cheval qui lui est confié.
Pas de ligne droite ici, mais simplement « laissez filer la longe au fur et à mesure qu'il s'éloigne »; et « prenez de l'avance sur ces intentions en lui imposant déjà un rythme et un tracé déterminé par vous ». Vous avez dit succinct? La force intérieure, n'oubliez pas la force intérieure. farao

Au pas, calme, puis trot, changer de main souvent pour respecter la symétrie du travail, attention au galop car les débordements peuvent être plus fréquents. Préalable à tout autre exercice: 5mn de trot calme à chaque main sur un tracé précis. Laisser le cheval se détendre calmement en sortant du box pour faire disparaître les raideurs. Se montrer trop exigeant risquerait de nuire à sa santé. Collecter des informations sur son mental et son état physique et en profiter pour le caresser partout et lui faire prendre conscience de son corps car: « Les chevaux qui ressentent des gênes ou des douleurs peuvent parfois faire abstraction de certaines parties de leur anatomie: le dos , un postérieur, la bouche... » cheers
Que des très bons conseils. Mais, (ne jamais sous estimer ma manie de chipoter) Mad
« Privilégier dans un premier temps les petits cercles (env. 10M de diamètre) ». C'est trop petit, et ce pour plusieurs raisons. Un cheval qui sort du box a besoin d'espace pour mettre son organisme en route, monté on ne commence pas la détente par des voltes mais des cercles, pourquoi cela devrait-il changer? Si le cheval a envie de se défouler, le longeur se met en position de perdre le contrôle du longé sans compter qu'il peut se mettre en danger en cas de bond ou ruade. Et dernière objection, c'est en voyant des chevaux longés à la détente sur des voltes que les béotiens en concluent que la longe est mauvaise pour les jarrets. Suspect

P48 Vous continuez Mr Robert par une explication détaillée du « jeu » d'un cheval en longe. Pour le laisser se détendre, un bon sol et des infrastructures capables de le contenir ou réduire le cercle (encore non) le cheval et le longeur se teste : oui. « Donc si vous n'êtes pas sûr de pouvoir le contrôler , ne prenez pas le risque de le laisser jouer » merci! Exclamation
P49 schéma du cheval qui échappe au longeur en mettant le bout du nez à l'extérieur du cercle.
D'abord, s'il était longé sur un cercle de 20m en manège il ne pourrait pas le faire. Na! tongue
« Il faut absolument éviter de le laisser mettre son bout du nez à l'extérieur, surtout s'il rue dans votre direction ». Un cheval rue toujours dans la direction opposée à son nez c'est pourquoi lors de soins délicats , il est important de garder le nez du cheval vers le soignant pour éviter qu'il ne puisse le taper; et ça marche je vous l'assure. silent

P50 « Les transitions »
Je résume, mettez vos propres codes en place: « tout est une question de dosage, de répétition et d'acceptation ».
Exemple: le départ au galop: quoi? Déjà!
Chambrière, voix , posture. Par la suite une simple pensée suffira. « on tend vers la micro action »
Ce n'est plus de la concision , c'est de la micro concision Mr Robert! Ah! Ces « hippiques » à les entendre tout est si simple! Wink

« Le rythme »
Très bon conseil: « un cheval qui se déconnecte commence par changer de rythme, il perd de la propulsion et s'écarte du tracé déterminé ».
Donc chantez pour marquer le rythme: « une marche militaire en plus rapide pour le pas; une valse à quatre temps pour le trot; et pour le galop, Connemara de Michel Sardou. » Tiens , encore un Michel, c'est fait exprès? clown
Je plaisante! Razz
Un métronome peut faire l'affaire, dites vous; tant mieux car je risque de faire fuir mon cheval si je me mettais à chanter. lol!

Le paragraphe suivant est consacré aux chevaux qui déforment leur cercle pour se rapprocher de la sortie ou plus généralement à ceux qui sont sensibles à l'environnement extérieur. « cela permettra d'anticiper et d'exploiter les réactions naturelles du cheval pour faire respecter vos demandes et ancrer les bonnes réponses. » On n'aborde pas souvent ce sujet dans les livres sur la longe, parce que les longeurs prennent peut être plus de temps pour préparer leur chevaux? Allez savoir! Surprised

« Les changements de main »
Le cheval est en licol , donc pas besoin de l'arrêter et d'aller à lui pour changer la longe de côté.
Photos plus légendes explicites moins détaillées que dans l'ouvrage précédent. Mais ne vaut-il pas mieux attendre que l'arrêt sur le cercle soit bien confirmé si on ne veut pas que le cheval se tourne systématiquement vers le longeur lorsque celui-ci lui demande de s'arrêter?

« L'incurvation » ou la rectitude sur le cercle? Rolling Eyes

Extension des muscles du coté externe et raccourcissement du côté interne.
Ce paragraphe me laisse dubitative. J'ai besoin de vos lumières ami lecteurs! bounce
Sur la photo, Catapulte est au pas incurvée à droite, mais l'encolure ne présente-elle pas un pli trop important? Elle n'est peut être plus sur le cercle? Mais ça me chagrine quand même! cyclops

Mr Robert, vous dites: « l'incurvation ne doit pas se limiter à une simple flexion d'encolure, comme le pensent beaucoup de cavaliers, mais à toute la colonne vertébrale du cheval, depuis les cervicales jusqu'au sacrum. » La photo ne démentirait-elle pas vos propos? Question

P55 « Comment obtenir l'incurvation »
« sans impulsion les postérieurs s'échappent vers l'extérieur et il devient impossible d'incurver le cheval ». Oui car le cheval tombe sur son épaule interne; mais il me semble que cette impulsion est à doser soigneusement car trop d'impulsion risque d' entraîner le même effet.
« Le longeur dirige son énergie au niveau du passage de sangle » j'admire la maîtrise et l'usage que vous faîtes de votre énergie. Ceci est une remarque franche sans aucune ironie. Neutral

Le schéma explicatif est une vue de l'esprit pour aider le longeur à utiliser correctement ces aides longe, énergie, chambrière, n'est ce pas? scratch

Je préfère l'explication de l'ouvrage précédent qui me parlait plus.
La différence entre le sportif et l'enseignant est ici à son apogée. Rolling Eyes

Prochain épisode, l'extension d'encolure.
À suivre....
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Dim 20 Nov 2011 - 17:38

lecture 7
« L'extension d'encolure »

Introduction: Mr Robert nous persuade de l'efficacité de cette attitude pour le bon fonctionnement du cheval.
Encolure vers le bas le nez le plus proche du sol pour étirer et assouplir le dos par un travail de stretching. Phrase en gras: « Cette attitude est recommandée pour tous les chevaux sans exception, quels que soit leur âge et leur niveau ».
Mr Robert, vous oubliez de préciser : en bonne santé et sans problème d'avant main, bon moi je dis ça mais comme d'habitude, avec toutes les restrictions d'usage. J'émets aussi une objection quant au « nez le plus proche du sol »: tout dépend de la conformation du cheval. Mais je pense que vous laissez au cheval le choix de la hauteur?
Quoique: question? Question Question Question Question
Si on part du principe qu'un muscle peut se contracter proportionnellement à son élongation, peut on dire que le cheval ne pourra se rassembler que proportionnellement à sa capacité de s'étirer. Un cheval d'obstacle se rassemble avant de sauter, et je suppose que c'est pour cette raison qu'un cavalier d'obstacle recherche un étirement maximum pour un rassembler maximum pour sauter gros. Mais en dressage, cette hypothèse est toujours valable? Je pose la question en toute innocence car ma formation ne m'a pas familiarisée avec cette discipline. Question Question Question


Vous insistez sur la nécessité de libérer l'énergie vitale du corps du cheval avec vos mots à vous sans recourir à l'anatomie ou de façon très succincte mais la méthode est efficace. Un cheval de CSO doit avoir un bon dos et engager. Une bonne propulsion pour un bon dos. En plus cela favorise une bonne respiration donc un bon mental. sunny

Le travail en longe est plus favorable à l'étirement qu'au rassemblé, tout dépend de ce qu'on attend d'un cheval en longe. Mais ici ce travail est envisagé comme complément indispensable, nous l'avons compris, au travail monté.
Vous dites que « la posture sera spontanément adoptée par le cheval tel un mouvement réflexe. Ce sera un plaisir pour le cheval de soulager son corps des tensions ... » certainement mais l'exemple que vous donnez plus loin montre surtout qu'un cheval fait ce qu'on lui demande et qu'on peut le dresser à tout et son contraire. pirat

« Mettre un cheval la tête en l'air sous prétexte de chercher à l'équilibrer en croyant lui remonter le garrot est une erreur. » releveurs embouchures dures, enrênements qui bloquent le cheval sont à proscrire ils empêchent la bonne circulation de l'énergie... Je vous interromps, j'ai suivi une formation de médecine chinoise donc votre discours sur l'énergie me parle mais je ne suis pas sûre que cette justification soit aussi évidente pour l'ensemble des cavaliers. Vous continuez en disant: « et la ligne du dessus de se tendre. » Ceci est plus « hippique », merci. bounce
« L'éducation d'un cheval doit passer obligatoirement par une discipline qui consiste, non pas à contraindre le mouvement, mais au contraire à le développer, à laisser passer et accroître la circulation d'énergie. C'est seulement à cette condition que le cheval pourra acquérir un dos solide, gagner en engagement pour monter son garrot et être capable de porter son cavalier dans un bon équilibre ». Le travail en longe dans un pré en pente permet au cheval de retrouver l'usage correct de son corps.
J'aime beaucoup cette philosophie du mouvement naturel à développer.
Ceci devrait faire taire tous ces commentaires dénigrant « ces chevaux qui tournent en rond le nez dans la sciure en se cassant les jarrets. » cyclops

Toujours cette différence flagrante entre ces 2 ouvrages parus récemment sur la longe. L'un vous parle énergie, dos tendu, d'engagement en partant du principe que tout le sait de quoi il s'agit; l'autre explique la mécanique du mouvement en s'appuyant sur l'anatomie, la physiologie, et en définissant les termes employés. Un auteur s'implique dans sa volonté de nous convaincre du bien fondé de sa théorie, l'autre reste extérieur en se justifiant par la biomécanique du cheval en mouvement. Au lecteur de faire son choix quant au discours qu'il trouvera le plus parlant pour lui. Les 2 sont entièrement d'accord sur le bien fondé de cette attitude demandée au cheval.

Prochain épisode : comment demander l'extension d'encolure.
À suivre.... study
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Lun 21 Nov 2011 - 7:28

fraxinus a écrit:
lecture 7
Les 2 sont entièrement d'accord sur le bien fondé de cette attitude demandée au cheval.



Effectivement, à mon sens, ce qui importe c'est le fond.Quant à la forme, chacun choisira en fonction de son niveau. Il est vrai que si on dit les même choses, notre parcours professionnel nous invite à utiliser des mots , des explications , des cheminements qui sont différents ....................... geek

Comparaison intéressante , enrichissante, mais l'important est que ce travail de fourmi invite les cavaliers à s'intéresser au travail à la longe........................... geek
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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Ven 25 Nov 2011 - 18:58

Lecture 8
« Comment obtenir l'attitude vers le bas »
p60 « Comment étirer sa ligne du dessus et raccourcir ses abdominaux par un exercice d'extension vers le bas ».
« Autorisez et encouragez toute intention et tout mouvement allant dans le sens de l'abaissement de l'encolure vers le bas ».
Suit un paragraphe de pédagogie à l'usage du cheval très instructif où vous faites appel à la disponibilité du longeur et à sa qualité d'écoute vis à vis de son cheval.
Tout l'intérêt, l'objectif, le but du travail en longe est là, dans le développement du dialogue entre le cheval et son longeur. La distance physique (5m ou plus) entre l'humain et le cheval est le facteur déterminant l'obligation de ce dialogue et aucune autre forme de travail du cheval n'est aussi efficace, à mes yeux que le travail en longe pour développer ce dialogue. J'en veux pour preuve les numéros de cirque les plus élaborés avec des chevaux qui sont tous débutés en longe. bounce


« Exercice préparatoire: le déplacement des épaule sur une piste intérieure ».
« On dit souvent que l'épaule en dedans est le secret de l'art équestre, l'aspirine de l'équitation »
Il s'agit bien de l'épaule en dedans? Qui a dit méthode « naturiste »? Voici bel et bien l'équitation classique à l'honneur! Ça tombe bien j'adore le mélange des genres qui laisse plus de choix quant à la finalité de la discipline. Basketball


Épaule en dedans

La Guérinière a écrit:
« Premièrement cette leçon assouplit les épaules, parce que la jambe de dedans de devant, croisant et chevalant à chaque pas que le cheval fait dans cette attitude, en avant et par dessus celle du dehors, et le pied du dedans allant se poser au dessus du pied de dehors et sur la ligne de ce même pied, le mouvement auquel l'épaule est obligé dans cette action fait agir nécessairement les ressorts de cette partie, ce qui est facile à concevoir.
Deuxièmement, l'épaule en dedans prépare un cheval à se mettre sur les hanches, parce que, à chaque pas qu'il fait dans cette posture, il porte en avant sous le ventre la jambe de derrière de dedans, et va la placer au-dessus de celle de derrière de dehors, ce qu'il ne peut faire sans baisser la hanche: il est donc toujours sur une hanche à une main, et, par conséquent, il apprend à plier les jarrets sous lui; c'est ce qu'on appelle être sur les hanches.
Troisièmement, cette leçon dispose un cheval à fuir les talons, parce que , à chaque mouvement, étant obligé de croiser et de passer les jambes l'une par dessus l'autre, … »
extrait de:
La Guérinière A la française page choisie par George de la Garenne édition jean Michel Place

Aloîs Podhajsky a écrit:
« Le postérieur du dedans est donc amené à porter d'avantage de poids; il décharge ainsi les épaules, ce qui permet à l'avant main de s'en aller librement »
Aloîs Podhajsky : L'Équitation Les secrets de son enseignement à l'École Espagnole de Vienne édition Odège

Michel Henriquet a écrit:
« Son utilité, son but essentiel, est la flexion des hanches et des épaules, les membres antérieurs et postérieurs du dedans chevalant par dessus leur associé du dehors. Il en résulte que le postérieur intérieur s'engage vers le centre de gravité, les hanches se fléchissent et les épaules se dégagent, amenant naturellement le devant à se grandir et l'ensemble à s'assouplir.
Gymnase et dressage Michel Henriquet Maloine

Philippe Karl a écrit:
L'incurvation aidant , ce postérieur se glisse sous le centre de gravité, avec l'abaissement de la hanche intérieure... ce qui est un facteur de rééquilibrage, une amorce de rassembler.
Emploi des longues rênes Maloine


Votre ouvrage s'adresse à des cavaliers qui connaissent l'épaule en dedans dans le travail monté et à pied donc des cavaliers de galop 8 ou de 3eme catégorie. Enfin, si mes souvenir sont exacts. Rolling Eyes
Il s'adresse aussi à des chevaux dressés niveau basse école au moins à pied et non à des jeunes chevaux au cours de leur débourrage.
Vous préconisez l'épaule en dedans pour obtenir l'extension d'encolure. Le cheval apprendra l'extension pour se soulager d'un travail en « raccourcissement » ce qui est excellent pour le rééduquer physiquement; mais pas pour l'éduquer. Je fait appel à Denoix pour justifier mon assertion. silent

Denoix et Pailloux a écrit:
« L'épaule en dedans de La Guérinière marque une nouvelle étape dans la préparation gymnique du cheval. Cet écuyer découvre en effet les mérites de la flexion lombo-abdominale lors de l'épaule en dedans qui s'obtient par le raccourcissement des fibres abdominales avec prédominance des obliques internes. »
Denoix et Pailloux Approche de la kinésithérapie du cheval Maloine
Mais avant tout travail de 2 pistes , il faut obtenir une musculation abdominale suffisante.
Pour cela: premièrement le travail vers le bas: l'extension d'encolure; deuxièmement l'engagement dans la décontraction, et lorsque les abdominaux sont suffisamment toniques pour maintenir la flexion lombaire, le relèvement mesuré et conciliant du cheval. D'après Denoix. cyclops

Voici pour la progression physique. Mais il me semble que demander au cheval une extension d'encolure à partir de l'épaule en dedans va à l'encontre de la progression psychique du cheval dans le travail. Je chipote, je sais, car cela peut aussi lui rappeler de tendre correctement son dos me direz vous. confused

L'extension d'encolure provoque un report de poids sur l'avant main ce qui ne pose aucun problème au jeune cheval dont l'équilibre est encore sur les épaules. C'est pourquoi il me semble plus naturel de demander cette attitude en mobilisant les hanches du cheval à pied pour l'inciter à étendre son encolure vers le bas. Cet exercice à l'avantage d'être plus facile à réaliser pour le jeune cheval et pour le longeur que l'épaule en dedans à pied ou en longe. scratch

Ce chapitre se termine par un paragraphe détaillé sur la façon de faire comprendre au cheval l'attitude recherchée et de l'inciter à rester en bas. On en revient au dialogue et vous exposez on ne peut plus clairement votre façon de parler cheval, et pour cela : Merci! sunny
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 29 Nov 2011 - 19:02

Lecture 9 non , film.

L 'extension d'encolure en DVD
Et bien voilà , je retire tout ce que j'ai dis sur l'épaule en dedans Suspect car dans cet extrait je vois un longeur qui ramène les épaules du cheval vers l'intérieur en poussant les hanches vers l'extérieur, c'est il me semble, très visible le long de la barre au sol , le cheval ne se rassemble pas , il étend son encolure comme lors d'une mobilisation des hanches. Sur le cercle lors de la leçon d'Elodie l'extension est demandée par un contact « assez fort » sur la longe et une activité accrue des postérieurs. Il s'agit de faire passer le cheval d'une situation d'inconfort à une situation de confort, discours « naturiste » s'il en est , mais parfaitement audible et compréhensible à notre époque. Le but étant de rechercher: une ouverture de l'angle tête encolure dans la décontraction pour étirer le dos et lui permettre de sauter rond. Il faut surtout respecter la cadence, la vitesse, le tracé donc de contrôler les membres du cheval pour qu'il « étire son dos du bout du nez jusqu'au bout des sabots postérieurs » et « le voir bouger les muscles de son dos et ses abdos ».
Le travail en pente accentue les bénéfices de l'exercice, le cheval pousse dans les montées et se soutient dans les descentes. Le Pr Denoix en a fait un exercice de rééducation physique par excellence en y adjoignant des barres au sol dans la partie basse horizontale et un cavaletti dans la montée (pente aménagée). Un petit chipotage à la Fraxinus: attention à bien respecter le cercle dans la partie descendante car le cheval a tendance, emporté par son élan, à continuer en ligne droite en mettant le nez à l'extérieur et en désengageant le postérieur interne. Des demandes d'arrêt ou de transition descendantes aide à le corriger. Mais il faut quand même souligner un point très important de votre pratique Mr vous suivez admirablement votre cheval dans ses évolutions: respects! sunny

Travail sur le plat: entre des barres au sol disposées de manière à matérialisé un carré. Les barres servent à canaliser le cheval, à respecter un tracé, à obtenir une extension d'encolure, à matérialiser un emplacement pour s'arrêter. C'est parfait. Mais pourquoi disposer d'une longe de près de 10m et ne se servir que de 3m? Le cercle sur lequel évolue le cheval me paraît décidément , trop petit. Parfois j'ai l'impression que le cheval se couche sur sa volte, on ne peut plus parler de cercle dans ces conditions. Les chevaux présentés sont très bien travailler et ont un équilibre parfait, n'oublions pas qui est au bout de la longe. Mais dans d'autres conditions cheval plus jeune, sol moins sûr, le risque subsiste d'une chute du cheval qui dérape en engageant son postérieur sous la masse.
Tout le monde n'a pas votre doigté Mr. cheers (ni vos installations)

Mr Robert nous prouve par ses procédés et sa philosophie , une fois de plus qu'il pratique une équitation classique à la française c'est à dire dans le respect de l'intégrité moral et physique du cheval.

Pour ceux qui trouveraient mes chipotages excessifs: d'une part ils auraient raison, d'autre part je ne vais pas simplement vous résumer le livre, vous l'avez sous la main, enfin j'espère! Il faut bien que je tente de provoquer des réactions; je ne détiens aucune science de la longe , je suis juste une empêcheuse de tourner en rond. clown
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 29 Nov 2011 - 22:05

Dommage que Michel Robert ne lise pas ce qui s'écrit sur Educaval. Il aurait pu apporter son éclairage sur les remarques de Fraxinus...................... geek
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mar 6 Déc 2011 - 18:24

Ce n'est pas plus mal que Mr Robert ignore tout de mes élucubrations « longesques ». S'il devait me répondre, je crains que le choc de la rencontre ne me rende muette. (enfin! dirons certains) Chacun sa place, laissons les dieux sur l'Olympe et les humbles mortels pourront continuer à les adorer en toute sérénité. Si je m'adresse à lui cela relève du plus pur fantasme , vous l'aurez compris. jocolor

Lecture 10 Exercices sur le plat.

Nous avons vu les bases du travail en longe: les premiers cercles, les transitions, le rythme, l'incurvation l'extension d'encolure , le tout aux 3 allures. Voyons maintenant 7 exercices qui ont pour but d'amener les exercices à l'obstacle.
Chaque exercice est présenté par son objectif, les allures auxquelles le pratiquer, puis le déroulement. Voici dons une présentation très structurée, je ne regrette qu'une seule chose , c'est que la progression au sein de chaque exercice , si elle est présente pour certains est passée sous silence pour d'autres. Mais nous avons compris que nous n'avons pas a faire à un enseignant mais à un sportif de haut niveau qui présente sa méthode à des cavaliers d'obstacles qui sont avides de connaître les recettes de son succès.

La succession de exercices est une progression de complexité croissante, enfin c'est comme cela que je l'interprète. Je pense également que le DVD montre dans le chapitre extension d'encolure des exercices préparatoires à ceux de ce chapitre du livre, et sont donc à prendre en compte avant d'entamer le travail qui va suivre.

1er exercice: travail sur une spirale.
Cet exercice est le seul qui n'utilise pas de barres au sol , d'où sa position dans la progression je suppose. Il s'agit de passer d'un cercle de 7m de rayon à un cercle de 3m de rayon , aux 3 allures selon les capacité du cheval, le longeur restant sur place et diminuant la longueur de la longe au fur et à mesure. Cet exercice est assez complexe et si la cadence est conservée, il nécessite, à mon sens, une progression soignée : voir stade 5 de l'ouvrage précédent. Mais les exigences ne sont peut être pas les mêmes, d'où la difficulté de comparer les méthodes des 2 livres. En effet Mr Robert vous dites que: « tout en conservant les mêmes exigence en terme de vitesse et de position chez le longeur ».
Si la vitesse reste la même cela veut-il dire que la cadence et le rythme varient? Personnellement j'aurai préféré le terme cadence à celui de vitesse ce qui aurait sous entendu une variation de l'amplitude de la foulée. Je chipote , je chipote mais quand même. tongue

Exercices avec barres au sol.

Exercice 2: développer la concentration chez le cheval.
En plus des paragraphes précédemment cités cet exercice comporte une « progression dans l'exercice » et de nombreuses remarques pédagogiques. Laisser le temps au cheval de comprendre comment rectifier ses erreurs et récompenser sa bonne volonté. Voyons , ça me rappelle quelque chose.... pas à vous? Le DVD fourmille de bons conseils. Le plus important c'est le calme!
Kelemoi de Pépita a des mouvements de lèvres que j'ai du mal a interpréter.
Vous dites à ce propos Mr Robert: « elle commence à parler , c'est bon signe ». Puis vous rapprochant d'elle, la jument se met à tirer la langue. Vous ajoutez: « elle mastique en plus ».
J'ai tendance à y voir un « join up » (comme celui de Monty Roberts) et je serais curieuse d'avoir vos avis sur la question , amis lecteurs divers et variés. Question Question Question

Exercices 3: contrôle des épaules sur un tracé précis.
Exercice assez difficile, puisque au sortir d'un « couloir de barres le longeur décide de faire prendre le tournant qui mène au couloir suivant en faisant passer le cheval soit, devant soit, derrière un plot. Le tout dans le calme et le respect de la régularité de l'allure, la progression est laissée à l'appréciation de chacun. Le film donne une indication pédagogique importante. Le longeur doit être exigeant mais point trop n'en faut: il faut laisser au cheval un espace de liberté dans lequel il se sentira bien. « Tant que tu seras sur mon tracé à la vitesse que je t'ai demandé, je te laisse tranquille! »

Exercice 4: le contrôle de la vitesse.
Je suis ravie de voir un pro pratiquer cet exercice que j'ai entendu tant de fois décrié.
Le longeur est tout près du mur du manège et fait décrire un demi cercle au cheval qui vient s'arrêter la tête face au mur. Le longeur l'invite alors à changer de main en faisant un demi tour sur les épaules , donc face au longeur, et le renvoie sur un nouveau demi cercle. Cet exercice effectué dans le calme et de façon progressive du pas au galop, est très bénéfique. Malheureusement, je l'ai vu souvent pratiqué en état énervement (du longeur et donc du cheval) ce qui lui ôtait tout bénéfice.
Je comprends mieux pourquoi vous prêcher la « zenitude » Mr Robert. sunny

Exercices 5: préparation des tournants en parcours
4 barres au sol disposées en carré ouvert. Il s'agit de faire franchir les barres aux 3 allures dans le calme et en gardant à l'esprit que si le cheval manifeste une quelconque appréhension, il faut le rassurer et passer les barres avec lui. Le cheval va effectuer des tournants serrés, donc prévoir l'éloignement des barres en fonction de l'avancement du cheval dans son travail.

Exercice6 contrôle de la vitesse à la réception
Dans un coin du manège 2 barres à 5m des murs. Le cheval doit les passer dans le calme en restant sur son cercle sinon , le longeur le dirige vers le mur. Encore un exercice typiquement « hippique » mais qui peut servir aux autres à tester le degré de calme de leur cheval.

Exercice 7 décomposition des mouvements et mise en confiance.
Cet exercice correspond au 1er exercice du travail à l'obstacle de Mr Katz. La progression de l'exercice est la même pour les 2 auteurs. Les objectifs des 2 auteurs sont les mêmes.
Pour l'enseignant, «  il s'agit d'obtenir du cheval qu'il enjambe une ou des barres au sol en toute confiance. Mais en aucune façon, ce dispositif n'est fait pour modifier l'amplitude de la foulée; par contre ce peut être un bon moyen pour vérifier que le cheval est à même d'allonger ou de raccourcir sa foulée en restant totalement décontracté ». C'est un moyen de vérifier le degré d'élongation musculaire du cheval en vérifiant sa capacité de modifier l'amplitude sa foulée mais pas un moyen d'apprendre à modifier l'amplitude de sa foulée, ce qu'il apprendra sur le plat en s'étirant.
Pour le sportif: l'exercice venant en fin de progression du travail sur le plat, « la disposition des barres permet un franchissement dans des amplitudes différentes: au trot de travail on rétrécit le cercle , au trot allongé, on l'agrandit ».
La place de l'exercice dans les 2 progressions est la seule chose qui change. Exclamation
Pour l'enseignant: au début, l'amplitude des foulées restent à travailler.
Pour le sportif: le cheval est déjà capable de varier l'amplitude de ses foulées. L'exercice l'exploite, en plus de la mise en confiance sur les barres au sol.
Si j'insiste sur cet exercice c'est que j'ai du cogiter quant à la raison de leur place respective dans la progression de chacun. Ce n'est pas que la tête de Fraxinus soit pleine de vide mais serait plutôt pleine de « trucs » qu'il faut remettre dans le bon ordre. Si éduquer un cheval c'est enseigner , cela nécessite de concevoir une progression claire qui respecte un ordre cohérent de difficultés croissantes. Il faut avoir une vue d'ensemble d'une suite logique des détails qui la compose. Et ça c'est vraiment difficile, enfin... pour moi. confused
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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Mer 14 Déc 2011 - 17:47

Lecture 11 Exercices à l'obstacle

Intérêt du saut d'obstacle en longe

Les 2 auteurs sont d'accord sur le fait de longer un cheval à l'obstacle pour l'apprentissage, et d'aborder le travail en liberté quand le cheval a déjà acquis une expérience du saut via la longe.
Leur justification de l'intérêt de la longe à l'obstacle se complète parfaitement. Michel Robert apporte un plus en disant : « je suis convaincu de l'action thérapeutique du saut d'obstacle, à condition d'effectuer ce travail dans de bonnes conditions et sur des dispositifs adaptés à leur niveau. Lorsque je sens un cheval bloqué dans son dos , je lui fais sauter 5 ou 6 fois un obstacle bas et large comme une rivière. Généralement, je constate l'amélioration au niveau des allures. Les chevaux se remettent à trotter ou à galoper avec des mouvements plus déliés et amples qu'on ne leur connaissait pas ...ou plus. » bounce
Le cheval apprend à se servir de son corps tout en restant sous le contrôle du longeur qui doit prendre garde à ne pas lever sa main au cours du saut et à suivre parfaitement son cheval.

Déroulement du travail.
Après une éducation sur des barres au sol, le cheval pourra aborder des cavalettis puis des petits obstacles. La hauteur ne doit pas dépasser 1,20m pour ne pas effrayer le cheval sur des sauts trop importants sur lesquels il risquerait de se faire mal et donc peur. N'oublions pas que l'objectif principal est de le laisser chercher et trouver la meilleure façon pour lui d'aborder, de sauter et de se recevoir après le saut. Ce travail a pour but d'améliorer la décontraction, l'attention, le contrôle de ses mouvements par lui-même, donc d'améliorer le style.
De nombreuses remarques pédagogiques. On sent l'auteur dans son élément.
Soyez progressif; commencez à la main la plus confortable pour le cheval; veillez au tracé, à la cadence, à la décontraction. Améliorez chaque paramètre au fur et à mesure des passages avant de monter les barres.
En voici une que j'aime particulièrement: « le cheval a besoin de comprendre et d'être fier de son travail ». cheers

Choix des dispositifs d'obstacles
l'obstacle doit être bien encadré à l'extérieur et canalisé le cheval sans gêner la longe à l'intérieur.

S'adapter aux différente phase du saut.
Ne pas improviser pour ne pas agir en force, pour cela visionner dans votre tête les différentes phases du saut pour ne pas être surpris.

Le cheval doit arriver droit sur l'obstacle donc il se déplacera sur un « cercle » oblong ou un rectangle arrondi aux 2 extrémités.
Avant de présenter le cheval face à l'obstacle, le longeur lui laissera le découvrir sur un ou 2 cercles préparatoires en évitant les barres.

5 zones: zone 1 le cheval découvre l'obstacle, zone 2 le longeur l'incite à respecter le tracé et la vitesse; zone 3 abord: le cheval doit être le plus libre possible. S'il refuse : baisser les barres; zone4 planer, le longeur suit , réception le longeur reprend le contrôle en ayant bien en tête le tracé et la vitesse; zone 5 la plus longue, le longeur ramène le cheval en zone 1 toujours dans le respect du tracé et de la vitesse qui sont les 2 éléments clés.

Préparer le saut en longe en combinant courbes et lignes droites.
Longer en ligne droite: cet exercice qui apparaissait en début de progression chez Mr Katz, n'arrive que maintenant chez Mr Robert. Je reconnais bien là l'esprit « hippique » ou pragmatique des sauteurs. Wink
Mais la longueur de la ligne droite et la vitesse dépendent de la hauteur de l'obstacle, donc il est impératif , maintenant de savoir se déplacer en ligne droite et rapidement pour ne pas gêner le cheval au cours du saut.
« Il est bien entendu possible de travailler à l'obstacle sur un cercle, mais cela demande plus d'effort au cheval et plus de précision de la part du longeur. Dans cette configuration il est préférable de rester sur des hauteurs de cavaletti. »
L'auteur précédent travaillait sur le cercle. Le longeur était sensé être précis et l'abord en oblique de l'obstacle permet au cheval d'être plus attentif et de mieux calculer sa trajectoire. La préparation du cheval sur le cercle étant plus approfondie chez Mr Katz, en particulier la rectitude, ses chevaux peuvent sans difficulté aborder le travail à l'obstacle sur le cercle.

D'où une remarque sur les méthodes. Suspect
Il me semble particulièrement important lorsqu'on se fixe un objectif de travail de choisir une méthode et de s'y tenir jusqu'au bout. Comme nous pouvons le constater ici, si les objectifs sont similaires les progressions différent. Chez ces auteurs qui sont des « hommes de chevaux accomplis » les objectifs sont forcément les mêmes, et les exercices pour les atteindre se retrouvent, (normal un cheval reste un cheval) mais les progressions varient et c'est le point le plus important. J'insiste car on a souvent tendance à se confectionner un catalogues d'exercices comme un livre de recettes en oubliant l'ingrédient primordial de toute bonne pédagogie: la progression: la suite logique des exercices. Rien n'empêche bien sûr , pour un élève cheval donné, de chercher chez un autre auteur un exercice plus approprié. Mais choisir une progression cohérente et s'y tenir me paraît de loin le plus important.

Améliorer la qualité du galop.
Les cavalettis remplacent les barres au sol. Les indication de distance entre deux cavalettis varient selon la foulée du cheval. L'objectif est de cadencer le cheval.


Travailler la qualité du galop à la réception des obstacles.
Corriger les chevaux désunis dans les réceptions ou qui se reçoivent toujours sur le même pied. Développer leur attention, se réorganiser pour se rééquilibrer après l'obstacle.

L'objectif principal de ces 2 exercices est toujours d'obliger le cheval à trouver lui -même des solutions pour résoudre les problèmes qu'on lui propose.

Dans ces 2 exercices il est primordial de bien connaître la locomotion de son cheval pour adapter les distances des barres et cavalettis et ne pas hésiter à revoir ces distances selon les réponses du cheval. Le dernier a pour but d'inciter le cheval à plier les jarrets, donc mal conduit il pourrait s'avérer nocif. Rolling Eyes

Verticaux et oxers en longe
objectif
développer la propulsion, améliorer le style et la rapidité d'exécution.
Voilà le mot est enfin lâché: la rapidité.
Il n'en a jamais été question dans le précédent ouvrage sur la longe qui parlait de cadence mais jamais de vitesse. Là encore 2 esprits différents.

Une barre au sol 2,5m avant l'obstacle et 1 à 3,5m après et qui sera retirée après l'échauffement car trop contraignante à partir de certaine hauteur. La présentation de cet exercice s'adresse à des « spécialiste de l'obstacle » pour de plus amples renseignements et précaution à prendre voir « La longe éducation et gymnastique du cheval »
Le plot placé derrière l'obstacle pour que le cheval reste droit sur sa trajectoire est un procédé plus sympathique que les barres de canalisation.

Suite et fin au prochain épisode. study




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fraxinus



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MessageSujet: Re: Reflexions sur un ouvrage ...suite   Ven 16 Déc 2011 - 17:40

Lecture 12 : épilogue

Mais le travail en longe s'effectue essentiellement en cercle. Suspect
Ho! Mr Robert! Si encore cette remarque venait de moi , ex longeuse en voltige, on pourrait comprendre. (oui, moi je ne suis rien donc je peux tout me permettre ou presque clown )
Donc pour réduire les contraintes au minimum et nous inciter à remettre en cause nos pratiques de cavalier...
Nous allons enfin connaître le secret le plus important du travail en longe.
Le but ultime est …. de supprimer la longe. Exclamation Exclamation Exclamation
Le travail en liberté, voilà à quoi prépare le travail en longe.
Et la preuve en image: film!

Avant de visionner le film, je ne peux m'empêcher de vous faire part d'une remarque qui m'est venue en feuilletant la première fois le livre. (fraxinus , cancre, chipoteuse, « cabotineuse » ect...)
En voyant la dernière photos du livre p102: « Oh! De l'agility », drunken mais si vous connaissez cette activité qui se pratique avec un chien qui franchit des obstacles.

Trêves d'âneries, film! bounce
Bonus1. Ève et Catapulte en action Michel Robert aux commentaires.
Catapulte est une jument qui a du caractère, elle est décidée, indépendante et a appris l'obstacle en longe et en liberté. Le travail en liberté permet de voir le cheval évoluer et donc de prendre la mesure des raideurs éventuelles mais surtout de faire circuler son énergie et de s'exprimer librement dans ses allures naturelles. La jument commence par « s'éclater » puis vient rechercher la compagnie, se soumet (oups celui- là vous a échappé, Mr Robert, c'est un terme typiquement « hippique » Rolling Eyes ). On reprend , la jument vient chercher la compagnie. Oui, après avoir été incitée à changer de direction par un demi tour vers l'extérieur, elle baisse l'encolure et s'arrête près d'Ève qui lui fait des gratouilles, pendant que la jument mâche en sortant la langue, et la jeune femme la caresse sur tout le corps.
Savez vous ce que je viens de voir? Non? Langue au chat? Question
Mesdames et messieurs , nous venons d'assister à un join-up dans la plus pure tradition du très décrié Monty- Roberts! Et ce joint-up a lieu à chaque séance de travail en liberté, j'en mets ma main au feu, il faut bien que la jument se détende au sortir du boxe. Qui a dit que cette pratique abrutissait les chevaux? Qui? alien

Le travail qui suit est très intéressant parce qu'il laisse entrevoir les étapes qui l'ont précédé. De plus il illustre parfaitement ce que Michel Robert entend par l'utilisation de l'énergie du corps du longeur et justifie sa ligne de conduite : sans enrênement ni coercition.
La jument présente, tout au long, sa « soumission » par la position des oreilles si caractéristique des chevaux au travail « éhologique ».

Pour finir, saut en liberté sur la carrière parfaitement cadencé à l'abord et à la réception dans un contrôle tout aussi parfait du corps des 2 protagonistes. La hauteur de l'obstacle est déterminé par la capacité de saut du « longeur »? Wink
Voilà un excellent principe que devrait appliquer tous les candidats au CSO. ne faire sauter à son cheval que ce qu'il est capable de sauter lui-même, cela éviterait certain abus. tongue
Mais évidemment que je l'ai appliqué moi-même, je ne me permettrais pas de donner de tel conseil sinon.(1,45m, mais il y a longtemps). Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué , je suis d'humeur insolente ce soir, la tempête sans aucun doute. pirat

Je me reprends. Bonus 2. Parcours de Catapulte à Monaco. L'engagement des postérieurs sous la masse, l'abaissement des hanches, vous avez dit rassemblé? Pourquoi les chevaux de dressage n'ont-ils pas droit à des séances de sauts? Twisted Evil Pardon , j'avais dit que je me reprenais. pale

Et enfin : bonus 3, de l'utilité de la longe pour le cavalier débutant. Équilibre, regard panoramique, récompenser le cheval. Au pas et au trot. Bravo le chien! Et merci Mr Robert.
Un grand cavalier d'obstacle est un homme de cheval complet, nous n'en doutions absolument pas! sunny

Votre approche du travail en longe permettra certainement à de nombreux cavaliers de revoir leur conception de la compétition dans le respect de l'intégrité physique et morale du cheval. Merci encore! cheers

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